Après deux ans de retard, les travaux de décontamination et de réhabilitation du site de l'usine Gaspésia sont finalement menés à terme. Bientôt, la saga de la papetière et de son démantèlement, qui a coûté 17 millions de dollars, ne sera plus qu'une histoire du passé.

Un texte de Jean-François Deschênes

Pour le président de la Société de développement économique et industriel de Chandler, Jean-Raymond Lepage, c'est mission accomplie.

Il attend seulement les résultats d'un rapport environnemental, qui devrait être produit d'ici deux ans, pour dire que le dossier est clos.

Le président a cependant confiance que l'entrepreneur termine le chantier selon l'entente. Il était important, pour lui, de remettre les lieux en état pour les générations futures. L'ensemencement du site est d'ailleurs lui aussi terminé.

« Pour avoir des terrains de jeu, pour avoir des installations pour les jeunes, des parcs de sable, des choses comme ça, ça prenait une décontamination de niveau A. »

Se remémorer Gaspésia 

À Chandler, pour des ex-travailleurs comme Serge Soucy, il sera difficile d'oublier ce passé industriel qui a fait la fierté de la Gaspésie. À son âge d'or, l'usine employait plus de 750 personnes.

« On était devenus des professionnels du papier, on a relevé tous les défis qui nous avaient été lancés », raconte-t-il

Le travailleur a aussi vécu la difficile fermeture de la Gaspésia en octobre 1999, causée par la baisse du prix du papier journal.

La relance n'aura été que de courte durée et les espoirs se sont finalement éteints en janvier 2004.

Le projet de relance était devenu impossible après des dépassements de coûts de plus de 265 millions de dollars.

Mais pour les plus jeunes, comme Olivier Lafontaine, c'est l'occasion de ne plus vivre dans le passé. « D'avoir des ruines dans une ville, ça n'aidera jamais personne. »

D'après les informations de Martin Toulgoat et Bruno Lelièvre

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