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Grève à l'Hôtel-Motel la Caravelle : l'employeur se défend

Les propriétaires de l'Hôtel-Motel la Caravelle de Baie-Comeau réfutent les accusations des 20 employés de l'établissement, qui sont en grève illimitée depuis mardi et qui leur reprochent de leur manquer de respect.

L'Hôtel-Motel la Caravelle a été acheté par deux investisseurs chinois il y a un peu plus d'un an. Puisque les nouveaux propriétaires ne parlent que le mandarin et l'anglais, la question de la langue soulève beaucoup de mécontentement parmi les employés.

Les syndiqués qui débraient accusent les nouveaux propriétaires de ne pas leur parler en français et de ne pas respecter les normes du travail. Ils soutiennent aussi avoir demandé une augmentation salariale de 1 $, qui leur a été refusé.

Le président du conseil central CSN Côte-Nord, Guillaume Tremblay, appuie les employés dans leur démarche. « Je parle du respect de la langue, de l'ancienneté et des conditions salariales », dit-il.

Pour leur part, les propriétaires rétorquent être toujours respectueux et faire des efforts pour aborder les employés en français. Ils affirment suivre des cours pour apprendre la langue de Molière.

Une employée qui ne participe pas à la grève affirme quant à elle ne jamais avoir été témoin d'une injustice ou d'un manque de respect des propriétaires. Elle juge par ailleurs que les propriétaires font des efforts pour parler aux employés en français.

Le conflit persiste

Mais la présidente du Syndicat des travailleurs de l'Hôtel-Motel la Caravelle, Monique Boulianne, continue de déplorer l'attitude des employeurs.

Elle croit avoir été mise à pied, le 14 octobre dernier, en raison de son implication au sein du syndicat. « Je sais que c'est parce que je suis la présidente, croit-elle. Je ne lâcherai pas ».

Quant aux anciens propriétaires, qui aident au fonctionnement de l'hôtel, ils croient que la situation s'apparente à du racisme, puisque les conditions actuelles sont les mêmes qu'avant.

Ils soutiennent que la mise à pied de la présidente du syndicat n'est aucunement liée à son implication, mais plutôt parce qu'elle occupait un poste temporaire, créé pour la période de transition.

La prochaine rencontre entre les deux parties aura lieu le 26 novembre.

D'après le reportage de Roxanne Simard

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