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Grève à la Société des traversiers : progression des négociations

Un espoir de règlement se pointe à l'horizon dans le conflit qui oppose le gouvernement du Québec au Syndicat des Métallos, représentant les officiers mécaniciens et de navigation à la Société des traversiers du Québec (STQ). Des négociations se sont déroulées samedi et dimanche et se poursuivront lundi en après-midi.

« Ça avance, ça augure bien », a indiqué le porte-parole du syndicat, Gordon Ringuette, qui se dit confiant d'en arriver à une entente.

« On demande un réaménagement salarial pour deux électroniciens à Matane, précise-t-il. On demande aussi que les fameuses primes d'expérience soient accordées à tout le monde, parce qu'à peu près la moitié la gagne pour l'instant. C'est 6,5 %, juste ça. Après ça, il y a de l'arbitrage moitié-moitié, ça ne devrait pas être un problème »,a-t-il ajouté.

Les officiers mécaniciens et de navigation ont rejeté les offres patronales à 91 % la semaine dernière.

Pour sa part, le premier ministre Philippe Couillard n'exclut pas le recours à une loi spéciale si la grève des traversiers devait se poursuivre. Bien qu'il affirme que ce n'est pas la solution privilégiée pour le moment, il ajoute du même souffle que la patience de son gouvernement a des limites. « Aucune hypothèse n'est exclue, mais la meilleure, c'est un règlement rapide au cours des prochains jours », a-t-il indiqué.

Le conflit, qui entre dans sa troisième semaine, perturbe les activités des traverses entre Lévis et Québec, entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac, de même qu'entre Matane et Baie-Comeau et Godbout. « C'est sûr qu'on dérange. On ne peut pas faire d'omelette sans casser d'oeufs », a commenté Gordon Ringuette.

D'après une entrevue réalisée par Yves Larouche, à l'émission Bon pied, bonne heure

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