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Grève illimitée du Bella Desgagnés : Québec nomme un conciliateur

À quelques heures du déclenchement de la grève, la ministre du Travail Dominique Vien nomme un conciliateur pour tenter de rapprocher la direction du Relais Nordik et le Syndicat des métallos. Même si les deux parties en conflit n'en ont pas fait la demande, la ministre a choisi de nommer tout de même Jean-Luc Deschesne qu'elle charge du dossier.

Un texte d'Evelyne Côté avec la collaboration de Julie Tremblay

Le gouvernement veut avoir l'heure juste sur ce conflit de travail .

Plus tôt lundi, le Relais Nordik a déposé une demande à la Cour supérieure du Québec pour obtenir un sursis à propos du déclenchement de la grève des officiers de navigation.

En l'absence de négociation, les neuf officiers débrayeront à compter de lundi à 23 h 59.

La Cour supérieure devait étudier la demande de Relais Nordik lundi après-midi. Le président-directeur général de l'entreprise, Francis Roy, considère que le Tribunal administratif du travail n'a pas bien compris l'importance de la desserte maritime pour les citoyens de la Basse-Côte-Nord. Il souhaite obtenir un délai pour le déclenchement de la grève.

Francis Roy ajoute que davantage de services doivent être considérés comme « essentiels » pendant la durée de la grève. Il déplore que seules les denrées alimentaires et les personnes ayant un rendez-vous médical puissent être transportées.

De son côté, le maire de L'Île-d'Anticosti, John Pineault, s'inquiète du possible déclenchement d'une grève illimitée. Il estime, lui aussi, que les services essentiels prévus par le Syndicat des métallos sont insuffisants, notamment en ce qui concerne le transport des marchandises et l'interdiction d'accès aux passagers.

John Pineault indique que les maires de la Basse-Côte-Nord vont interpeller le ministre responsable de la Côte-Nord, Pierre Arcand, à ce sujet.

Négociations difficiles

Selon le représentant du Syndicat des métallos, Gordon Ringuette, le Relais Nordik privilégie les procédures judiciaires plutôt que la négociation.

De son côté, le président-directeur général de l'entreprise, Francis Roy, affirme que son entreprise a participé à quatre séances de négociation avec le syndicat. Lorsque le syndicat a refusé la dernière offre patronale, il s'attendait à une contre-offre. « On a plutôt reçu un mandat de grève », dit-il.

Selon le Syndicat des métallos, les employés demandent d'être payés pour toutes les heures travaillées, ce que refuse le Relais Nordik qui maintient le forfait journalier.

Le syndicat soutient que le nouveau navire nécessite plus d'heures de travail qui ne sont pas prises en compte par l'employeur.

Les services essentiels maintenus

La grève a été reconnue légale par le Tribunal administratif du travail. La douzaine d'officiers de navigation assureront seulement les services convenus lors des audiences du Conseil des services essentiels.

Les marchandises seront acheminées normalement pour les semaines du 6 et du 20 juin, à Port-Menier, La Romaine, Harrington Harbour, Tête-à-la-Baleine, La Tabatière, Saint-Augustin et Blanc-Sablon.

Il n'y aura qu'une desserte par semaine pour les marchandises à partir de Rimouski et un arrêt à Sept-Îles et à Blanc-Sablon aux deux semaines.

Aucun passager ne sera admis sur le Bella Desgagnés, à moins qu'il se rende à un rendez-vous médical prescrit.

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