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Grèves des ambulanciers : les moyens de pression ont débuté

Dans l'Est du Québec, une centaine d'ambulanciers associés à la FTQ sont en grève depuis quelques jours. Ceux affiliés à la CSN qui se trouvent ailleurs sur la Côte-Nord et au Bas-Saint-Laurent commenceront aussi leurs moyens de pression bientôt. Ils sont sans contrat de travail depuis près de 2 ans et les négociations sont rompues avec le gouvernement du Québec.

Si les ambulanciers continuent d'offrir les services essentiels, leurs moyens de pression se traduisent par des tracasseries administratives.

Les ambulanciers demandent des augmentations salariales de 2,5 % par année durant 3 ans, un régime de retraite bonifié et ils veulent travailler à l'heure de la caserne plutôt qu'avec des horaires de factions 24-7 à partir de la maison.

Les ambulanciers assurent que pendant le conflit, la population sera en sécurité.

La grève consiste à refuser certaines tâches administratives selon le vice-président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ), André Tremblay-Roy.

On met du sable dans l'engrenage, mais la population n'est pas en danger.

André Tremblay-Roy , vice-président de la FTPQ

Le syndicat dénonce l’attitude du gouvernement qui laisse entre les mains des employeurs la tâche de négocier avec les travailleurs. « Faut-il encore qu’il donne les moyens aux entreprises privées de négocier, ce qui n’est pas le cas », affirme M. Tremblay-Roy.

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, dénonce l’intention de Québec de vouloir économiser 110 millions de dollars sur le dos des entreprises privées.

« Donc on dit aux entreprises, vous allez avoir un budget amputé de 10 %, arrangez-vous pour couper, et puis nous allons, nous, négocier les salaires, les fonds de pension avec les employés sans vous avertir des modalités. »

Les entreprises sont prises en otages.

Sylvain Roy, député de Bonaventure

La Corporation des services d'ambulance du Québec se tourne d'ailleurs vers la Cour supérieure du Québec pour contester l'approche du gouvernement.

Grève bientôt des membres affiliés à la CSN

Quant aux ambulanciers affiliés à la CSN de l’Est du Québec, ils commenceront les moyens de pression dans quelques jours. Ils suivront ainsi le mouvement commencé dimanche matin par les membres CSN de Montréal et Laval.

Dans la région, il y a une soixantaine d'ambulanciers associés à la CSN sur la Côte-Nord et 25 dans la région du Témiscouata, au Bas-Saint-Laurent.

Selon le président du Conseil central CSN de la Côte-Nord, Guillaume Tremblay, l’avis de grève doit d’abord être déposé au Tribunal administratif.

Comme ses collègues de la FTQ, M. Tremblay assure que les services essentiels seront respectés pour assurer la sécurité des gens.

Les moyens de pression seront différents selon les régions, explique la présidente du Conseil central CSN du Bas-Saint-Laurent, Nancy Legendre.

Est-ce que ce sera des journées complètes de grève? Est-ce que ce seront des tâches qui ne seront pas nécessairement jugées essentielles et qu’on refusera de faire pour une période? Est-ce que ça nous amènera à la grève générale illimitée? Tout est possible à l’heure où on se parle.

Nancy Legendre, présidente du Conseil central CSN du Bas-Saint-Laurent

Les autres techniciens ambulanciers de l’Est du Québec ne menacent pas de faire la grève.

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