Retour

Hausse des droits de scolarité pour les étudiants français : une baisse d'inscriptions anticipée à l'UQAR

Le début des cours s'amorce jeudi à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Il s'agit aussi de la première rentrée avec les nouvelles règles selon lesquelles les étudiants français paient trois fois plus pour leurs droits de scolarité.

« Je trouve que l'accueil ici est terriblement chaleureux », témoigne un étudiant français à l'UQAR. Mais les Français qui entrent en première année de baccalauréat sont aussi accueillis avec une facture plus salée.

Désormais, ils devront débourser près de 4000 $ par session en droits de scolarité et autres frais.

Le recteur de l'UQAR, Jean-Pierre Ouellet, croit que cette hausse va se traduire par une baisse des inscriptions.

Cette modification touche uniquement les étudiants qui entrent en première année de baccalauréat, et non ceux qui étudient à la maîtrise ou au doctorat ou qui ont déjà commencé leur baccalauréat.

Les échanges privilégiés

Plusieurs étudiants français parviennent à contourner la hausse. Plutôt que de s'inscrire au baccalauréat au Québec, ils sont plus nombreux à participer à des programmes d'échange, comme le constate le directeur des services aux étudiants de l'UQAR, Bernard Ouellet.

Quels effets à long terme?

L'UQAR s'inquiète néanmoins à plus long terme des effets éventuels sur le recrutement à la maîtrise ou au doctorat.

L'UQAR connaîtra d'ici deux semaines le nombre exact d'étudiants français inscrits à ses campus de Rimouski et de Lévis. La direction de l'université promet de tenir Québec informé des impacts éventuels de l'augmentation des frais de scolarité pour les étudiants français.

D'après le reportage d'Ariane Perron Langlois

Plus d'articles

Commentaires