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Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts : des compressions sur un air de déjà vu

Des craintes liées à une fermeture de lit aux soins psychiatriques ainsi qu'à l'intégration des patients à une unité multiclientèle située au troisième étage se font entendre depuis quelques semaines au centre hospitalier de Sainte-Anne-des-Monts.

un texte de Joane Bérubé

La psychiatre Viviane Lew corrobore l’information et ajoute que le centre hospitalier perdrait aussi trois lits de médecine générale ce qui permettrait de supprimer un poste d’infirmière.

La psychiatre dénonce la situation. Elle rappelle que l’unité a été démantelée deux fois au cours des ans dont notamment en 1997 dans la foulée d’une autre vague de compressions budgétaires.

Les patients de l’unité psychiatrique avaient été, à l’époque tout comme on le souhaite maintenant, intégrés à une unité mixte. « Ce fut catastrophique », commente le Dr Lew.

L’unité de soins psychiatrique est le lieu d’intervention en psychiatrie. Tant la qualité des soins, le bien-être des malades que la sécurité des patients et du personnel en ont souffert, rapporte le médecin.

C’est comme demander à un chirurgien d’opérer sans salle d’opération.

Viviane Lew, psychiatre à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts

D’après la psychiatre, le tiers des patients hospitalisés ont des comportements violents ou agressifs et ont besoin d’un milieu calme.

Des normes sécuritaires spécifiques sont aussi en place à l’unité de psychiatrie, ce qui n’est pas le cas dans une unité mixte. « C’est une clientèle à risque, souligne le Dr Lew. C’est difficile pour nous d’accepter qu’on recommence une troisième fois à appliquer la même recette qui a été préjudiciable pour tout le monde. »

La médecin relève qu’il a du personnel qui est toujours en poste à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts et qui a été traumatisé par les expériences antérieures.

Le docteur Lew souligne par ailleurs que l’ambiance entre les membres de l’équipe médicale demeure très bonne à l’hôpital, mais que les communications sont difficiles avec les gestionnaires. « C’est plutôt directif, dit-elle. On n’a pas l’impression d’une volonté d’avoir un climat de collaboration. »

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