Il n'y aura pas d'école innovatrice à Rimouski dans un horizon prévisible. C'est la réponse que la Commission scolaire des Phares a donnée lundi soir au groupe de parents qui militent pour l'implantation d'une école de ce type à Rimouski.

Un texte de Julie Tremblay avec la collaboration de Richard Lavoie

Des parents du groupe Développement d'une école primaire alternative à Rimouski (DEPAR) ont assisté au conseil des commissaires lundi. Ils souhaitaient connaître la position de la Commission scolaire, qui avait déjà reporté sa décision au sujet de l'implantation d'une école innovatrice.

Même s'ils s'attendaient au refus qu'ils ont eu, la déception a été grande chez les responsables du projet. « Pour l'instant, l'heure n'est pas à la joie, dit la porte-parole du groupe, Karine Guay. Le conseil des commissaires vient d'adopter une résolution avec une multitude "d'attendu que"... pour finalement nous dire qu'ils n'iront pas de l'avant avec le projet d'école alternative. »

La mésentente persiste

De son côté, le président de la Commission scolaire des Phares, Gaston Rioux, persiste à dire que « le noeud de la guerre, ç'a été le financement ». Il affirme que la Commission scolaire ne peut investir 300 000 $ dans une école innovatrice alors que les compressions la contraignent à couper des postes de professionnels.

Gaston Rioux déplore aussi le ton des membres du groupe DEPAR envers son organisation. Il affirme qu'ils lui ont reproché de vouloir retarder le projet, alors que selon lui, la commission scolaire a proposé de multiples solutions.

Le président du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec, qui était de passage à Rimouski lundi, ne comprend pas la décision de la commission scolaire. Michel Nicholson croit plutôt que c'est avant tout une question de volonté plutôt qu'une question de budget.

« Tout est une question de priorités dans la vie, qu'est-ce qu'on veut offrir pis qu'est-ce qu'on ne veut pas offrir... Je pense qu'il faut être honnête avec les gens pis le dire. »

Gaston Rioux affirme pour sa part que c'est encore possible d'implanter une école innovatrice à Rimouski si les membres du groupe DEPAR sont prêts à examiner d'autres options.

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