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Incendie Petite-Vallée : les assurances ne suffiront pas pour reconstruire la salle de spectacle

Le directeur général et artistique du Festival en Chanson de Petite-Vallée, Alan Côté, estime que le montant des assurances comblera à peine la moitié du montant nécessaire à la reconstruction de la salle de spectacle. La campagne financement qui débutera mardi sera donc essentielle pour que renaisse le Théâtre de la Vieille forge.

Un texte de Jean-François Deschênes

La valeur des assurances s’élève à environ 1,7 million de dollars pour le bâtiment et les équipements, estime Alan Côté, mais la reconstruction pourrait coûter beaucoup plus cher, « facilement entre 3 et 4 millions de dollars », croit-il.

Le dernier renouvellement des assurances a été fait en 2001. Il y a eu bien des marées depuis cette époque rappelle le directeur. Il donne en exemple la cuisine qui servait à peine un millier de repas à l’époque. Aujourd’hui, plus 6000 assiettes y sont servies.

À chaque instant, l’équipe du Festival se rappelle ce qui a été perdu dans l’incendie et la liste s’allonge. « Notre atelier de décor, on avait des outils pour plusieurs milliers de dollars, des panneaux pour promouvoir le festival en aluminium, ça coûte une fortune chaque panneau […] les équipements de cuisine pour le camp en chanson. On prend des chaudrons, de la vaisselle et de la coutellerie qu’on amène au théâtre l’été et on ramène ça l’hiver pour la communauté. Là, les tiroirs sont vides. Il faut remplir tout ça. D’où l’importance de faire une collecte de fonds. »

La campagne de financement sera importante pour le nouveau projet « Nos besoins en 2001 par rapport à nos besoins actuels sont bien différents […] On s’organisait avec ce qu’on avait. » La prochaine salle de spectacle tiendra compte des besoins du Festival qui a fêté ses 35 ans récemment : « On va construire pour les 50 prochaines années. »

Il aimerait entre autres une salle multifonctionnelle qui pourrait s’ouvrir pour accueillir des congrès et des galas. Il aimerait aussi y installer les bureaux de l’organisme sans but lucratif.

Campagne de financement

La campagne de financement sera lancée officiellement mardi avec le spectacle de Paul Piché et Daniel Boucher qui affiche déjà complet à Petite-Vallée. Ce n'est pas un problèeme pour l'organisation qui a déjà prévu des places èa l'extérieur de la salle principale.

Aussi, le 10 septembre, une trentaine d’artistes monteront sur la scène du Centre Vidéotron de Québec. La direction doit remettre 80 % de la vente des billets estime M Côté.

Bien d’autres organismes et artistes se mobilisent pour leur venir en aide.

Et le festival l’an prochain?

Tous les scénarios sont étudiés pour l’an prochain et pour assurer la réalisation de l’événement. « Ça se pourrait bien que le bâtiment ne soit pas prêt, mais qu'il soit en train de se construire. »

Les assurances prévoient la perte de revenu et l’aide pour des installations temporaires.

Une chose est certaine, il y aura bel et bien un festival l’an prochain et le directeur croit même pouvoir annoncer rapidement le « passeur » (parrain de l’événement).

Déficit

Le Festival ne croit pas que l'incendie aura un impact sur le déficit accumulé qui s'élève à un peu plus de 250 000 $. Alan Côté rappelle qu'un prêt sur 5 ans permettra de renflouer les coffres.

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