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Inquiétudes autour de l’avenir des services d’orthophonie au CLSC de Matane

Au printemps 2017, le CLSC de Matane ne comptera qu'une orthophoniste à temps plein pour accompagner les enfants qui présentent des difficultés de langage.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent abolira au printemps le poste d’orthophoniste à mi-temps au CLSC de Matane.

Dans la Matanie, les jeunes enfants présentant des difficultés de langage sont rapidement examinés et référés par une clinique d’accueil.

Toutefois, les ressources en place ne suffisent pas à répondre à la demande. L'abolition de cette ressource fait donc craindre le pire.

Éducatrice spécialisée au Centre de la petite enfance de Matane, Marie-Émilie Savard explique que cela aura des conséquences sur les autres services destinés à la petite enfance. « Pour faire mon travail, il faut que j'aie le plan d'intervention de l'orthophoniste », explique Mme Savard.

Attente et services réduits

Déjà plusieurs parents ont recours au privé en raison des délais d'attente. Philippe, 2 ans et demi, s’est retrouvé sans service pendant six mois lorsque l’orthophoniste du CLSC a pris sa retraite au printemps dernier. Il était suivi depuis qu’il est tout jeune par une équipe du CLSC. Sa mère raconte que des problèmes de comportements liés aux difficultés de langage sont survenus à la garderie.

La famille a dû se résigner à utiliser les services d'un établissement privé.

Depuis l'automne, Philippe bénéficie à nouveau des services d'orthophonie au CLSC, ainsi qu'un accompagnement en éducation spécialisée. Les parents de Louis, 4 ans, attendent des services depuis un an. Ils ont aussi fait appel au privé en attendant l’arrivée de la nouvelle orthophoniste cet automne. Cependant Louis rencontre son orthophoniste toutes les deux semaines même s’il a besoin de rencontres hebdomadaires.

Des parents comme ceux de Philippe et de Louis demandent un réinvestissement dans les services d'orthophonie. Ils espèrent que la création d'un comité de parents aura un impact.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent estime que cette réorganisation est nécessaire et indique que les fonds dégagés par l’abolition du poste seront alloués à d’autres services destinés aux enfants.Ave les informations Geneviève Genier-Carrier

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