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Johanne Johnson a refusé de se soumettre au détecteur de mensonges

Un enquêteur de la section des crimes non résolus de la Sûreté du Québec, Stéphane Savard, est venu témoigner lundi matin au procès de Johanne Johnson. Elle est accusée du meurtre de son ex-conjoint, mort en 1998 à son domicile de Grande-Rivière.

Un texte de Jean-François DeschênesTwitterCourriel

M. Savard est venu expliquer ce qui a permis de rouvrir cette enquête et de mener une opération de type « Mr Big ».

Écoute électronique, filature et contact avec la suspecte : tous ces moyens ont été utilisés pour trouver des preuves pour incriminer Johanne Johnson. Stéphane Savard a rappelé qu'à l'époque, Mme Johson avait été la dernière à avoir vu son mari vivant sur l'heure du midi, soit l'heure de sa mort selon l'enquête.

Aussi elle avait « refusé de se soumettre à un détecteur de mensonges » précise-t-il.

L'enquêteur a rappelé que l'enquête concluait que Mme Johnson a voulu maquiller la scène du crime en éparpillant des chaudrons sur le sol pour simuler une entrée par effraction.

Selon Stéphane Savard, Johanne Johnson voulait profiter de l'assurance-vie de son mari, dont elle était la seule bénéficiaire. L'enquête a également démontré, rappelle-t-il, que l'accusée a été victime de violence conjugale et qu'elle n'a montré aucune émotion à la suite de la mort de son conjoint.

Pour les policiers qui ont témoigné depuis le début du procès il y a une semaine, Johanne Johnson a toujours été la seule suspecte dans cette affaire.

Le procès se poursuit mardi avec le contre-interrogatoire de l'enquêteur.

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