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Johanne Johnson reconnue coupable du meurtre au second degré de son mari

Le jury composé de cinq hommes et sept femmes a tranché et reconnait Johanne Johnson coupable du meurtre au second degré de son mari, James Dubé.

Un texte de Joane Bérubé

Après un procès d'un mois et demi, le jury, qui s'était retiré en milieu d'après-midi mercredi, a mis trois jours complets à rendre son verdict.  

À la suite de la décision, le procureur de la défense, Rodrigue Beauchesne et celui de la Couronne, Gérald Maltais ont procédé aux observations au sujet de la peine.

Johanne Johnson est passible d'un emprisonnement à perpétuité avec une possibilité de libération conditionnelle après 10 ans. Le ministère public qui souhaite obtenir une peine maximale a en outre recommandé que la période d'admissibilité à une libération conditionnelle soit de plus de 10 ans.

Une décision qui sera portée en appel

Le procès a permis d'apprendre que Johanne Johnson avait avoué son crime lors d'une opération de type Mr. Big. 

L'avocat de la défense, Me Rodrigue Beauchesne, a l'intention de porter le verdict en appel. « C'est une décision, dit-il, que nous avons prise depuis longtemps. À partir du moment où le Mr. Big a été accepté, ce sont des aveux que, nous, on qualifie d'extorqués de la part de Mme Johnson. »

Me Rodrigue Beauchesne, précise que sa cliente était d'ailleurs très bien préparée à la décision d'aujourd'hui. « Ça aurait pris presque un miracle. Ça ne se fait jamais qu'un jury passe outre à des aveux filmés », a admis le procureur.

L'avocat a l'intention de procéder rapidement au dépôt de sa demande d'appel. Il entend aussi plaider la remise en liberté de Mme Johnson.

Meurtre non résolu

Avant que le jury se retire, la juge Michèle Lacroix lui a, entre autres, rappelé le principe de la présomption d'innocence, tout en spécifiant que les 12 membre du jury pouvaient se fier autant aux preuves directes qu'aux preuves circonstancielles pour rendre leur verdict.

James Dubé avait été retrouvé couché sur son divan, atteint d'une balle dans la nuque, à son domicile de Grande-Rivière, en 1998.  Il a été établi qu'il avait été tué par une carabine de calibre 22.

Johanne Johnson était la principale suspecte dans cette affaire, mais la Sûreté du Québec n'avait pas assez de preuves pour l'arrêter à l'époque. En 2013, la section des crimes non résolus a recueilli une nouvelle preuve, lors d'une opération de type Mr. Big, qui a mené à son arrestation.  

La peine de Johanne Johnson devrait être connue mercredi au palais de justice de Percé.

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