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Jour 2 de l'enquête publique : une famille ébranlée par dix suicides

Le coroner Bernard Lefrançois s'est penché mardi sur les cas de Charles Junior Grégoire-Vollant et de sa mère Marie-Marthe Grégoire dans le cadre de l'enquête publique sur les suicides à Uashat-Maliotenam.

Un texte d'Alix-Anne Turcotti

Charles Junior Grégoire-Vollant avait 24 ans quand il s'est enlevé la vie. Sa mère, Marie-Marthe Grégoire, s'est suicidée quelque mois plus tard.

La psychologue aux services sociaux de Uashat-Maliotenam, Danielle Descent, parle d'une famille éprouvée par le suicide, puisque 10 membres de la famille élargie se sont enlevés la vie.

La sœur, le frère la tante de Charles-Junior Grégoire-Vollant l'ont décrit comme un homme malheureux, qui avait des problèmes de consommation d'alcool et de drogue.

Selon le témoignage de ses enfants et de la psychologue, Marie-Marthe Grégoire a eu beaucoup de mal à se remettre de la mort de son fils.

Elle avait bénéficié d'aide à la suite du décès de son garçon, mais a finalement elle aussi commis un geste fatal.

Selon la psychologue, Danielle Descent, depuis 1994, il y a eu 44 suicides dans la communauté de Uashat-Maliotenam. C'est l'une des communautés qui connait le plus haut taux de suicide sur la Côte-Nord.

Elle souhaiterait qu'une veille des réseaux sociaux soit appliquée systématiquement pour identifier les personnes qui lancent des appels de détresse.

L'enquête publique du coroner se poursuit jusqu'à vendredi, ainsi que du 27 au 30 juin. Au terme des audiences, le coroner aura le mandat de formuler certaines recommandations pour prévenir les suicides dans la communauté innue.

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