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Journée portes ouvertes à la caserne de pompiers du Bic

C'était journée portes ouvertes dimanche à la caserne de pompiers du Bic. C'est que la Ville de Rimouski cherche à recruter une douzaine de pompiers à temps partiel pour compléter son équipe, entre autres pour les secteurs de Sainte-Blandine, du Mont-Lebel et Le Bic.

Un texte de Geneviève Génier-Carrier

Au Québec, 80 % des pompiers exercent ce métier à temps partiel. Ce qu'on appelait auparavant les pompiers volontaires. Mais depuis 2002, les normes d'embauches se sont resserrées.

En 2014, un programme d'aide financière pour les municipalités a été mis sur pied pour la formation des pompiers temporaires. Malgré tout, le recrutement et la rétention de nouveaux effectifs demeurent des enjeux importants.

« Ce qui est difficile, c'est de trouver des gens. Ce ne sont pas des postes permanents, donc les gens ont déjà un travail et on leur demande de venir mettre du temps supplémentaire. Et on a quand même de la formation obligatoire et des périodes d'entraînement aussi », explique Simon Desjardins, chef de division aux opérations pour le service incendie de Rimouski.

Le travail de pompier temporaire est exigeant. D'abord, il y a 450 heures de formation obligatoire. Il faut aussi habiter à proximité d'une caserne et avoir une grande disponibilité. Certains n'hésitent toutefois pas à se lancer.

« J'ai toujours aidé les gens. J'ai été patrouilleur de ski et secouriste. C'est une opportunité qui n'arrive pas souvent d'aider sa communauté », lance Martin Minville, résident du Bic et aspirant pompier à temps partiel.

Et pour plusieurs pompiers professionnels diplômés, travailler à temps partiel est aussi un passage obligé.

« C'est une passion que j'ai depuis que je suis jeune. Mais il y a beaucoup de compétition et c'est difficile de se placer. L'important, c'est d'étudier et de s'entraîner », affirme Cédric Bélanger, un pompier ayant obtenu deux diplômes en prévention incendie avant de rejoindre l'équipe de Rimouski.

Le chef de division aux opérations rappelle que le métier de pompier demeure fondamental et que là réside l'intérêt de plusieurs aspirants.

« Ce que les gens s'aperçoivent, c'est qu'ils réalisent quelque chose. Lorsqu'on est appelé, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas bien. Nous, on est là pour aider à sauver leur bien et peut-être sauver une vie. C'est un accomplissement intéressant », souligne Simon Desjardins.

La période de recrutement se poursuit jusqu'au 15 septembre.

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