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Journée québécoise des phares : célébrer le patrimoine maritime

La Journée québécoise des phares, le 13 juillet, est l'occasion de mettre en valeur le patrimoine maritime. Malgré la popularité des sites, l'entretien des phares à long terme demeure un enjeu important pour les gestionnaires.

Un texte de Geneviève Génier Carrier

La Gaspésie compte une quinzaine de phares. Les uns appartiennent toujours au gouvernement fédéral, alors que d'autres ont déjà été transférés à des organismes, des municipalités ou des promoteurs privés.

Phare Cap Madeleine

Situé à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, le phare Cap Madeleine a été construit en 1908. Le site, qui surplombe la rivière Madeleine, est devenu un arrêt incontournable pour qui s'intéresse à l'histoire maritime de la côte gaspésienne.

La directrice générale de l'Association touristique de Madeleine, Arlette Fortin, rappelle l'importance des phares.

« C'est une des seules choses qui restent du patrimoine maritime. Il n'y a plus de quai, c'est une belle richesse », indique-t-elle.

Le dernier gardien a quitté le phare en 1987. Le musée propose aujourd'hui différents artéfacts de l'histoire du phare et de la communauté. Les visiteurs peuvent y voir les trois systèmes de cornes de brume qui se sont succédés au fil des ans.

Le phare a été acquis par la municipalité de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine dans le cadre du programme fédéral de cession des phares. Des travaux de réfection seront effectués à la fin de l'été.

Le dernier gardien a quitté le phare en 1987. Le musée propose aujourd'hui différents artéfacts de l'histoire du phare et de la communauté. Les visiteurs peuvent y voir les trois systèmes de cornes de brume qui se sont succédé au fil des ans.

Le phare a été acquis par la municipalité de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine dans le cadre du programme fédéral de cession des phares. Des travaux de réfection seront effectués à la fin de l'été.

L'entretien à long terme des bâtiments demeure un défi. Arlette Fortin croit qu'Ottawa a encore un rôle à jouer.

« C'est tout sur les épaules de bénévoles, pour trouver des fonds et du travail. La volonté pour garder les phares est là, mais c'est surtout financièrement qu'on a besoin d'aide », explique-t-elle.

Musée des phares

À La Martre, le Musée des phares accueille 4000 visiteurs payants par année, en plus des multiples curieux qui s'arrêtent sur le site.

Le phare en bois est en bon état et appartient toujours au gouvernement fédéral, bien que le transfert de propriété soit en cours.

Le directeur général du Musée des phares, Marc-Antoine Charlebois, croit que les revenus générés par les visites guidées du phare, le musée et la boutique sont suffisants pour assurer l'entretien des bâtiments.

En tant que président de la Corporation des gestionnaires de phares de l'estuaire et du golfe Saint-Laurent, il presse toutefois Ottawa d'accélérer le processus de cession, afin d'éviter que la survie de phares emblématiques, comme celui de Cap-des-Rosiers, soit remise en question.

Il croit que Québec a aussi un rôle dans le maintien du patrimoine maritime. « Le Saint-Laurent a officiellement été déclaré lieu patrimonial. Donc fort probablement, à partir du moment où on va obtenir le titre de propriété du phare, on pourrait possiblement se tourner vers le provincial pour obtenir des fonds. »

La route des phares du Québec

La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine comptent une vingtaine de phares répertoriés sur la route des phares du Québec, dont certains sont accessibles au public, comme ceux de Matane, de La Martre, de Cap Madeleine, de Pointe-à-la-Renommée et de Cap-des-Rosiers.

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