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Justin Trudeau sera-t-il sensible aux demandes d'Avalanche Québec?

Vivant sans cesse dans l'incertitude, Avalanche Québec demande au premier ministre du Canada, Justin Trudeau, un financement plus stable afin de poursuivre ses activités de recherche et de prévention.

En 1998 le frère du premier ministre a été tué lors d'une avalanche en Colombie-Britannique. Ce n'est par contre pas seulement dans l'ouest du pays que ces phénomènes font des victimes.

Seulement en Gaspésie, les avalanches ont fauché la vie d'au moins cinq skieurs. Avec une augmentation de la fréquentation de l'arrière-pays en hiver depuis quelques années, Avalanche Québec affirme qu'il est impératif de faire de la recherche afin de documenter ces phénomènes dans la Belle Province.

C'est ce que s'efforce de faire la petite équipe depuis plus d'une décennie. L'organisme basé à Sainte-Anne-des-Monts dispose d'environ 300 000 $ par an pour assurer ses opérations. Depuis quelques années, il est particulièrement difficile de trouver l’argent nécessaire.

Dominic Boucher dirige depuis les tout débuts les opérations du centre, le seul pôle d'expertise en sécurité en avalanches à l'est des montagnes Rocheuses. Dans ces circonstances, le directeur ne comprend pas que les gouvernements soient si réticents à investir.

On a déjà communiqué avec M. Trudeau. C'est quelque chose qui lui tenait à cœur. On travaille dans une démarche qui implique davantage Environnement Canada.

Dominic Boucher, directeur d'Avalanche Québec

Prévention, prévention, prévention

Toute la fin de semaine, Avalanche Québec tient sa 13e journée de sensibilisations aux avalanches. Avec les semaines de relâche qui débutent, l'affluence promet d'être importante dans les Chic-Chocs. C'est un moment privilégié pour y faire de la prévention, selon Dominic Boucher.

L'organisme propose donc des activités durant lesquelles les skieurs peuvent essayer différents équipements pour s'aventurer dans les montagnes. Des skis à la fine pointe de la technologie, mais aussi les outils nécessaires pour rechercher une victime en cas d'avalanche.

Outre ces journées de sensibilisation, Avalanche Québec passe plusieurs heures par semaine dans les Chic-Chocs afin de documenter le manteau neigeux et y analyser les risques.

Des formations sont également organisées partout dans la province afin d'offrir des connaissances de base à quiconque voudrait s'attaquer aux Chic-Chocs.

À chaque année depuis 10 ans en moyenne, 400 personnes suivent des cours au Québec.

Dominic Boucher, directeur d'Avalanche Québec

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