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L’acceptabilité sociale au cœur du débat sur les hydrocarbures à Anticosti

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, estime que l'acceptabilité sociale est un « pilier fondamental » dans l'évaluation du projet d'exploitation des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

Un texte d'Evelyne Côté

Le ministre a été interrogé jeudi au sujet de la récente déclaration du maire d'Anticosti, John Pineault, à l'effet que le projet de Pétrolia ne reçoit pas l'approbation de la population.

La Municipalité de L'Île-d'Anticosti et la MRC de la Minganie ont demandé la semaine dernière au ministre Heurtel de ne pas délivrer de permis à la compagnie pétrolière tant qu'il ne les aura pas rencontrées.

Le sujet a retenti à l'Assemblée nationale. La députée de Québec solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, a demandé au ministre s'il allait rencontrer le maire d'Anticosti.

« Est-ce que le ministre va répondre à la demande du maire de suspendre l'émission des permis ou de certificat d'autorisation? », a-t-elle lancé.

Analyse du certificat d'autorisation

Selon le ministre Heurtel, les projets d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti doivent être analysés séparément.

Il a souligné que le certificat d'autorisation pour les trois forages avec fracturation hydraulique est toujours en analyse au ministère de l'Environnement, même si le délai de 75 jours prévu par la Loi sur la qualité de l'environnement est dépassé.

L'étude scientifique est effectuée par des fonctionnaires indépendants.

« Ce n'est pas une question évidente. On parle d'étude hydrogéologique, de forages de gaz de schiste et de fracturation hydraulique. Ce n'est pas quelque chose qu'on prend à la légère », soutient le ministre de l'Environnement.

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