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L’amiante ne devrait plus être toléré dans les édifices publics

Alors que Québec maintient ses normes d'exposition à l'amiante plus élevées que presque partout ailleurs au Canada, le directeur de la Santé publique de la Gaspésie, le Docteur Yv Bonnier Viger, milite pour son interdiction dans les édifices publics.

Afin d’être cohérent avec la majorité des pays occidentaux, le gouvernement Trudeau a annoncé discrètement cet été qu’il abaissait la norme maximale d’exposition à l’amiante.

Dès que des travaux de rénovation doivent être exécutés et qu’il y a un risque, aussi minime soit-il, que des fibres d’amiante soient rejetées dans l’air et respirées par les employés, leur employeur devra prendre des mesures pour les protéger.

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) n'a pas l'intention d'abaisser la limite d'exposition pour la ramener le plus près possible de zéro, comme l'impose désormais le fédéral aux institutions sous son autorité.

Yv Bonnier Viger déplore l'inaction de Québec. « Ce qu’on sait aussi depuis plusieurs années, c’est qu’il n’y a pas de seuil sécuritaire », indique-t-il.

Le docteur Bonnier Viger souligne que l'amiante est la première cause de maladie industrielle au Québec et au Canada.

« Abaisser la norme, c’est une façon de protéger la population, ajoute-t-il. Ce n’est pas normal du tout qu’avec tout ce qu’on sait, que le Québec n’agisse pas pour ramener la norme à des seuils qui restent relativement élevés. Il y a d’autres pays [où les seuils] sont encore plus bas que ça. »

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