Les tempêtes hivernales représentent tout un défi pour les gestionnaires de petits aéroports régionaux. Leurs équipes doivent souvent travailler de longues heures pour dégager et déglacer les pistes dès le milieu de la nuit.

Un texte d'Édith Drouin en collaboration avec Ariane Perron-Langlois

Les équipes de l’aéroport de Mont-Joli, au Bas-Saint-Laurent, n’ont pas le droit à l’erreur. La neige et le grésil se sont accumulés toute la nuit. La piste doit malgré tout être entièrement dégagée pour permettre aux avions de se poser.

Depuis le milieu de la nuit, plusieurs déneigeuses font des aller-retour pour dégager la piste. La petite équipe, composée d’une demi-douzaine de conducteurs, se relaie pour assurer la continuité des opérations.

Il faut quand même penser que les gars, quand ils ont fait un quatre ou cinq heures d'overtime en plus de leurs huit heures de temps régulier, la fatigue se fait sentir. On est quand même un groupe de sept ou huit employés, donc le relais se fait entre les gars, entre les opérateurs.

Denis Audet, contremaître aux opérations à l’aéroport de Mont-Joli

Déglacer sans sel

En plus des vols annulés et des employés qui font du temps supplémentaire, les opérations de déneigement et de déglaçage intensives comme celle-ci coûtent environ 10 000 $ par jour, dont 2000 $ en produits déglaçants.

Des produits qui excluent toutefois le sel de voirie, puisque le composé peut créer de la corrosion sur les appareils.

Tout ce qui est du côté air, où les avions circulent, se stationnent, sur la piste, on a pas le droit de mettre de sel, de calcium.

Denis Audet

Ce sont plutôt les brosses et l’urée qui viennent, peu à peu, à bout de la glace.

Plus de déglaçage, moins de déneigement

La présence de glace sur la piste est beaucoup plus fréquente depuis les cinq dernières années, selon le contremaître aux opérations. M. Audet remarque que les redoux et le grésil perturbent plus souvent les opérations de l’aéroport, un phénomène qu’il associe aux changements climatiques.

Une réalité qui complique son travail, puisque le déglaçage demande plus de temps, de main d’oeuvre et d’argent.

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