Retour

L’attaque d’une infirmière entraîne des changements à l’hôpital de Rivière-du-Loup

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) émet une série de mesures correctives à la suite de l'attaque d'un patient envers une infirmière du Centre hospitalier régional du Grand-Portage de Rivière-du-Loup le 18 décembre dernier.

Un homme qui séjournait au département psychiatrique a infligé de nombreuses blessures à l'infirmière dont une fracture occipitale, un traumatisme craniocérébral, une hémorragie intracrânienne, un hématome et une brûlure à la cuisse. L’attaque s’est produite alors que l'employée lui apportait un plateau-repas.

Dans le rapport, l’infirmière décrit l’événement comme suit dans le rapport d'intervention du CNESST :

Je suis entrée dans la chambre du patient avec son cabaret d’alimentation, il était debout près de la porte de la chambre. Il m’a dit une parole mentionnant son mécontentement de me voir. Il est allé aux toilettes. Durant ce temps, je suis allée porter son cabaret à la fenêtre. J’ai entendu du bruit dans la salle de bain me faisant croire qu’il y avait peut-être des ustensiles ou autres vaisselles. J’ai déposé les plats sur le rebord de la fenêtre, donc j’étais dos à la porte. Je me suis réveillé sur une civière confuse. 

Après avoir étudié les circonstances de l’accident, la CNESST conclut entre autres que la méthode de travail pour servir le repas à un client qui présentait un risque élevé d'agression n'était pas sécuritaire.

Plusieurs changements exigés

En lumière des lacunes identifiés, le rapport émet plusieurs avis de correction.

On a demandé des avis de correction en lien avec la formation du personnel qui doit intervenir sur un code blanc, l’utilisation des boutons de panique, [...] un contrôle des objets pouvant servir d’armes dans les chambres sécurisées et les mesures de contrôle pour assurer le respect des procédures de travail sécuritaire.

Nicole Roy, porte-parole de la CNESST

Les recommandations émises font état de notamment du port obligatoire du bouton panique, de revoir la procédure relativement aux contrôles d'objets pouvant servir d'armes et d’une formation obligatoire visant à prévenir les comportements agressifs.

Certaines de ces mesures ont déjà été respectées par l'employeur :

  • L’intervention à deux personnes est désormais obligatoire lors des repas;
  • les aliments seront servis dans des plats de plastique souple;
  • l’accès à la salle de bain sera donné sur demande au patient;
  • un décompte du contenu du cabaret sera effectué avant et après le repas.

Toujours selon le rapport, huit agressions ont été déclarées à l’employeur dans la dernière année à l’hôpital de Rivière-du-Loup, dont quatre coups de poing, deux morsures et un étranglement. Les travailleurs indiquent toutefois que ce ne sont pas toutes les agressions, soit physiques ou verbales, qui sont déclarées.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les glucides mettent-ils notre santé en jeu?





Rabais de la semaine