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L'Auberge de montagne des Chic-Chocs souffle ses 10 bougies

Devenue depuis 10 ans un incontournable de la saison hivernale, l'Auberge de montagne des Chic-Chocs doit faire de nouveaux efforts pour se distinguer auprès de la clientèle estivale. Cette infrastructure de luxe doit aussi mettre en place certaines mesures pour assurer sa rentabilité.

Avec un taux d'occupation de 86 %, les 18 chambres de l'auberge sont quasi occupées durant toute la saison hivernale. Il faut dire que l'auberge trône dans un décor féerique au sommet des montagnes enneigées de la réserve faunique de Matane et du parc national de la Gaspésie.

N'y monte pas qui veut. L'endroit est isolé. Il faut deux heures de transport à bord d'un véhicule sur chenilles pour atteindre l'auberge. La tranquillité, le confort, le paysage, la faune, la disponibilité des guides et l'expérience unique des sports hivernaux de montagne dans un contexte exceptionnel ont permis à l'auberge d'acquérir une réputation internationale.

Clientèle privilégiée

Les clients se disent d'ailleurs choyés et les commentaires élogieux sont monnaie courante. « Une auberge en plein milieu de la Gaspésie, où on te traite aux petits oignons, ça fait partie du charme du cachet de l'endroit », relève Serge Thériault de passage au début janvier à l'auberge. Quant à une autre visiteuse, Pascale Cholette, l'endroit est pour elle un véritable paradis.

Si l'hiver est une réussite, l'été, l'auberge n'attire pas la clientèle souhaitée. Durant la saison estivale, le taux d'occupation oscille autour de 40 %.

La direction veut y remédier.

Changements et investissements

Déjà certains changements ont été mis en place. Ainsi depuis deux ans, le transport jusqu'à l'auberge s'effectue tous les jours plutôt que trois fois par semaine comme c'était le cas depuis l'ouverture de l'auberge.

La nouvelle formule permet à la Société des établissements de plein air (SEPAQ), propriétaire des installations, de varier la durée des forfaits et donc de leur prix. En effet, l'auberge est loin d'être accessible à toutes les bourses.

Le directeur de l'Auberge de montagne, Guy Laroche, précise que la direction peut maintenant offrir un séjour d'une seule nuit durant l'été. « Le tour de la Gaspésie, c'est un classique du tourisme au Québec donc au lieu de lutter contre ça, on a décidé de s'intégrer dans ce circuit. Les gens qui passent à Cap-Chat peuvent prendre la navette venir passer une nuit ici et repartir le lendemain », explique le directeur.

La mesure a donné des résultats. Les gestionnaires ont observé une augmentation de la fréquentation de 5 %.

Toutefois, pour atteindre la rentabilité, ce n'est pas suffisant.

En attendant que la clientèle estivale soit au rendez-vous, la SÉPAQ veut investir pour économiser l'énergie. Ainsi des panneaux solaires, un système de récupération de chaleur et de l'éclairage DEL entre autres seront installés. « On parle de tout près d'un demi-million pour l'efficacité énergétique, ça va paraître passablement », commente le directeur.

À la fin de la saison, 10 500 personnes auront séjourné à l'auberge en une décennie.

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