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L'autoroute 20 devra être corrigée entre Mont-Joli et Rimouski

L'autoroute 20 devra subir d'autres importants travaux entre Rimouski et Mont-Joli. Les fondations de ce tronçon construit dans un sol marécageux manquent de stabilité, ce qui finit par générer des bosses sur la chaussée. Le ministère des Transports confirme qu'une intervention importante est en préparation.

Un reportage de Laurence Gallant

Le porte-parole du ministère des Transports, Guillaume Paradis, explique que le tassement du sol provoque des bosses sur la chaussée dans plusieurs zones entre Saint-Anaclet-de-Lessard, Pointe-au-Père et Sainte-Luce. Cette situation aurait pris de l'ampleur particulièrement dans la dernière année.

Selon lui, la composition de ces sols avait été prise en compte lors de la construction de l'autoroute, mais le ministère doit maintenant faire des corrections pour réduire les chocs sur les véhicules.

De façon temporaire, des travaux d’asphaltage seront faits dans les secteurs les plus touchés. Une analyse est en cours pour régler le problème de façon durable.

Ce tronçon est ouvert à la circulation depuis 2004. Des correctifs avaient déjà été apportés aux abords du viaduc en 2014 pour cause de tassement. Ces travaux avaient coûté plus de 5 millions de dollars.

Il avait alors fallu creuser jusqu’aux fondations pour reconstruire une partie des approches en remblai léger en plaçant des blocs de polystyrène : une solution souvent préconisée dans des situations de tassement de la chaussée.

Le MTQ ne peut pas confirmer pour l’instant si l’intervention à venir sera du même ordre ni si elle touchera le viaduc de Saint-Anaclet-de-Lessard.

Des bosses qui dérangent

L'état du tronçon de l'autoroute 20 entre Rimouski et Mont-Joli dérange bien des usagers.

Établi à Sainte-Luce, Fidèle Tremblay, président de la compagnie de transport du même nom, envoie chaque jour au moins 10 camions sur ce tronçon. Les chauffeurs doivent souvent mettre les freins dans les secteurs cahoteux.

Selon lui, une route dans cet état peut occasionner des problèmes sur les camions et les remorques, en plus d'être dangereuse en général pour les usagers.

« Il y a rien qu'à voir par les traces de [pneus] sur l'asphalte, ça paraît à chaque bosse : les trailers swinguent. Et quand il y en a, les [essieux] se relèvent et ça fait des marques sur l'asphalte. »

Fidèle Tremblay affirme d’ailleurs que ce tronçon est d’autant plus dangereux qu’il n'a qu'une seule voie.

Le porte-parole du ministère convient que l’état de la chaussée peut être « désagréable » et susciter de « l’inconfort » pour les usagers de l’autoroute.

« Il peut y avoir quelques enjeux de sécurité si des gens mettent les freins rapidement, mais soyez convaincus que si c'était vraiment une question de sécurité, le ministère le gérerait sans hésitation et rapidement pour faire en sorte que les déplacements se fassent de façon sécuritaire », affirme Guillaume Paradis.

Selon le porte-parole, le ministère analyse actuellement la situation et ne confirme pas qu'il devra excaver jusqu'aux fondations, pour corriger la situation de façon durable.

Dans le secteur visé, des travaux dits de « couche d'usure », qui correspond à la couche de finition d'asphalte, avaient été réalisés en 2008.

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