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L'avenir incertain de la TELUQ suscite l'inquiétude sur la Côte-Nord

Le sort de la TELUQ est entre les mains du ministère de l'Éducation qui a annoncé, il y a quelques jours, son intention de revoir l'organisation de la formation à distance et d'abolir la télé-université.

Dans l'Est du Québec, 900 étudiants suivent une formation à distance avec la TELUQ, dont 258 sur la Côte-Nord et 477 au Bas-Saint-Laurent.

Caroline Michaud, qui étudie en relations publiques à la TELUQ, espère, quant à elle, pouvoir compléter sa formation avant qu'une décision soit prise par rapport à l'avenir de la télé-université.

« Ça serait vraiment décevant de ne pas pouvoir compléter les cours qu'il me reste pour avoir mon diplôme », affirme-t-elle.

Les universités de l'Est du Québec doutent toutefois qu'elles pourront combler le vide que laisserait la disparition de la TELUQ.

Des défis financiers

Cette session, au campus Sept-Îles de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), ce sont sept cours qui sont offerts par vidéoconférence. Les étudiants en région éloignée, de Fermont à Baie-Comeau, peuvent assister aux classes à partir de chez eux. Le directeur du Centre d'études universitaires de l'est de la Côte-Nord, Roberto Gauthier, indique toutefois que l'université se heurte à des problèmes de financement pour élargir son offre.

Il précise qu'il faut un nombre suffisant d'étudiants pour justifier les dépenses et pour démarrer un programme ou un cours. 

« Pour le programme d'enseignement préscolaire et primaire, par exemple, si on n'a pas de 25 à 30 étudiants au départ, l'UQAC risque de dire qu'on ne pourra pas le développer, parce qu'on ne rentrera pas dans nos frais », déplore Roberto Gauthier.

La directrice du service de la formation continue à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Louise Bolduc, estime qu'il y a de plus en plus d'intérêt pour ces formations. Ce sont plus de 1700 étudiants qui suivent des cours à distance avec l'UQAR. Louise Bolduc juge toutefois qu'il est important de conserver une relation avec le professeur.

« On y a va vraiment avec ce que les étudiants expriment comme besoin et on sait qu'ils apprécient beaucoup d'avoir un contact avec le chargé de cours »,ajoute-t-elle. 

Le combat pour la formation à distance des universités de l'Est du Québec se heurte aussi à leur désir d'attirer plus de professeurs dans la région.

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