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L'eau de Pâques toujours récoltée au Bas-Saint-Laurent

Le matin de Pâques, il est de tradition pour de nombreux Chrétiens de se lever tôt pour cueillir l'eau de Pâques. Au Québec, cette tradition est toujours vivante, notamment pour Stéphanie Soucy, qui la fait perdurer pour une dixième année.

D'après un reportage de Paul Huot

Il était à peine cinq heures du matin, dimanche, lorsque Stéphanie Soucy et ses amies, munies de leur contenant de verre, se sont mises en route pour se rendre aux abords de la rivière Neigette, à Saint-Anaclet-de-Lessard.

Ce rituel ancien s'accomplit selon des règles très strictes. D'après Stéphanie, deux éléments essentiels doivent être respectés :

« Premièrement, il faut trouver une eau qui coule à l'année longue, une eau qui n'est pas stagnante et la recueillir à contre-courant. Une rivière ou un ruisseau peut faire l'affaire. Deuxièmement, il faut la cueillir avant l'aube. C'est vraiment pour les courageux qui arrivent à se lever très tôt le matin. »

L'eau de Pâques aurait comme propriété de ne pas se dégrader. Selon certains adeptes, elle aurait des vertus curatives, permettrait de conserver plus longtemps la fraîcheur de la peau et ralentirait le vieillissement.

Ni Stéphanie, ni ses amies n'ont vérifié les vertus dermatologiques de l'eau de Pâques, mais elles reconnaissent cependant en boire à l'occasion :

Pour elles, cueillir l'eau de Pâques se veut davantage un rendez-vous avec la nature que la quête d'un produit miraculeux.

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