Depuis un mois, les citoyens de Sainte-Anne-des-Monts doivent faire bouillir leur eau en raison de la découverte de la bactérie E. coli dans un prélèvement à la source d'eau potable de la municipalité. Ce résultat pourrait obliger la municipalité à enclencher un processus de chloration de l'eau.

Un texte de Joane Bérubé

Toutefois, le directeur général Martin Richard s'interroge sur le résultat des tests du ministère de l'Environnement.

« À Sainte-Anne-des-Monts, nous avons une source où il n'y a aucun réservoir explique M. Richard. Cette source pompe régulièrement entre 1000 et 2500 gallons d'eau minute. Le puits a une profondeur de 100 pieds. Pour nous, ce n'est pas explicable beaucoup qu'un E. coli qui a une durée de vie de trois jours puisse descendre jusqu'au fond de ce puits-là. »

La Ville a d'ailleurs mandaté des ingénieurs pour examiner la manière dont l'échantillon a été prélevé et revoir la procédure. Elle a aussi procédé à une vaste révision de l'ensemble de son réseau.

Pendant deux semaines, deux fois par jour, la Ville a prélevé des échantillons pour s'assurer qu'il n'y avait pas un épisode de contamination. Aucun prélèvement n'a été concluant. « C'est sûr et certain que si nous avions eu un épisode, on aurait enclenché des mesures », indique M. Richard.

Il s'agit d'un seul échantillon en un an, rappelle le directeur de la Ville.

Ce dernier ajoute que cet épisode isolé aurait pu être suivi d'un retour à la conformité. Sauf, qu'un test s'est avéré positif chaque année, depuis deux ans, ce qui amène le ministère à enclencher d'autres mesures, poursuit M. Richard.

Une réponse d'ici deux semaines

Pour l'instant, la Ville n'a pas reçu de lettre officielle l'obligeant à la chloration de l'eau. Le directeur général précise par contre que les Annemontois devraient savoir d'ici deux semaines s'ils doivent continuer ou non à faire bouillir leur eau.

« Notre objectif n'est pas d'être entêtés, précise le directeur de la Ville. Notre objectif est simplement de dire que si notre eau est bonne on aimerait bien ne pas la chlorer, mais s'il faut la chlorer, les gens de Sainte-Anne-des-Monts auront de l'eau chlorée. »

Le directeur général de Sainte-Anne-des-Monts admet que si le ministère demande une chloration de l'eau, il y aura des impacts monétaires pour la Ville. « Même si ce n'est pas ça qui nous gouverne », soutient M. Richard.

La chloration pourrait être préventive. La population devra alors être patiente puisque cela pourrait être très long avant de mettre en place le système, prévient Martin Richard.

Aucune évaluation des coûts d'une telle installation n'a été effectuée.

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