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L'économie sociale au service des communautés dévitalisées

L'économie sociale, que Jean-Martin Aussant préfère appeler l'entrepreneuriat collectif, permet, et permettra encore, de sauver des communautés dévitalisées.

Un texte de Michel-félix Tremblay

Le directeur du Chantier de l'économie sociale est la tête d'affiche du premier forum de l'économie sociale de la MRC de la Matanie, qui se tient vendredi. En peu de mots, l'économie sociale regroupe les coopératives et les organismes à but non lucratif (OBNL), une manière de créer de la richesse qui permet un partage plus équitable des profits, dit l'économiste. « Au Québec, c'est près de 40 milliards de dollars en PIB, les gens ne soupçonnent pas ça », précise M. Aussant.

Pour sauver nos villages

Selon Jean-Martin Aussant, l'économie sociale devient incontournable dans des régions comme la Gaspésie ou le Bas-Saint-Laurent. Il cite en exemple une municipalité dans la circonscription qu'il a déjà représentée, Nicolet-Yamaska, où un groupe de citoyens a créé une coopérative pour sauver le dépanneur. « Cette initiative a permis de garder l'école, la caisse populaire, etc. »

Dans la région, rappelons que Sainte-Marguerite, près de Causapscal, jongle avec une telle idée pour conserver des services de proximité. Autre exemple, à Saint-Adelme, une coop de solidarité a racheté le dépanneur et la station-service en 2013.

Jean-Martin Aussant, un père d'abord, un politicien peut-être plus tard...

Celui qui a été député péquiste de 2008 à 2011 et qui a fondé Option nationale écarte un retour en politique active à court terme. « J'ai de jeunes enfants qui ont 5 ans. C'était la raison de mon retrait. » Par contre, la porte est loin d'être fermée.

« Le jour où mes enfants seront capables de comprendre pourquoi leur père est souvent absent, je vais y repenser », conclut l'économiste qui est de retour au Québec après un second séjour à Londres.

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