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L'Élyme des Sables dispense depuis 10 ans des soins de fin de vie

La maison de soins palliatifs L'Élyme des Sables, à Sept-Îles, doit miser sur sa notoriété et la générosité du public pour boucler son budget annuel. C'est également l'un des trois seuls établissements du genre au Québec à fournir l'aide médicale à mourir.

Un texte de Louis Garneau

L'Élyme des Sables propose des soins de fin de vie dans un milieu attentionné, où le personnel soignant est des plus qualifiés. La directrice générale, Suzanne Cassista, rappelle que l'hôpital de Sept-Îles offre également un service de qualité. « Mais moi, je dis toujours que c'est une spécialité qu'on offre, dans la sérénité et la dignité. »

On offre le calme, on offre la spécialisation des soins. On a des infirmières diplômées, au même titre que les gens à l'hôpital.

Suzanne Cassista, directrice générale, Élyme des Sables

L'établissement qui dispose de six lits connaît une renommée qui va en s'amplifiant depuis son ouverture, il y a bientôt 10 ans. « On a toujours en moyenne quatre lits d'occupés, et deux disponibles pour les cas qui arrivent là, de dernières minutes. [...] Et à des périodes où oui, on doit refuser des gens, malheureusement. »

Avec Sherbrooke et Drummondville, Sept-Îles est seulement la troisième maison de soins palliatifs, sur les 32 affiliées à l'Alliance provinciale, qui offrent l'aide médicale à mourir... sans la proposer.

Si au bout de tous nos soins palliatifs à nous comme on les connaît, avec la qualité qu'on a, on n'est pas parvenus à venir à bout de toutes les souffrances psychologiques, physiques ou autres, à ce moment-là oui, on pourra entamer le processus de l'aide médicale à mourir.

Suzanne Cassista, directrice générale, Élyme des Sables

La supervision médicale est toutefois de rigueur. « Parce que c'est un processus qui est très précis et qui doit être géré, en bout de ligne là, par les médecins qui ont accepté de venir donner ces soins-là à l'Élyme des Sables. »

La moitié du budget annuel, qui totalise 875 000 $, provient d'activités de financement populaire. Le téléradiothon, prévu le 2 avril prochain, ainsi que les soupers-bénéfices côtoient les dictées dans les écoles. « L'an dernier, notre dictée avec la Commission scolaire du Fer et l'Institut d'enseignement a permis de recueillir 22 000 $, soit davantage que la dictée PGL ».

La direction de l'établissement reçoit une subvention gouvernementale de 71 000 $ par lit, par année, soit un total de 428 000 $. Il faut aller chercher le reste sous forme de donations.

À Baie-Comeau, la Vallée des Roseaux a ramené son déficit de 200 000 $ à 60 000 $. À Sept-îles, « ce sera difficile aussi », avoue Suzanne Cassista, en invoquant le ralentissement économique.

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