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L'épave du Marquis de Malauze pourrait être remise en valeur bientôt 

La Société historique Machault veut remettre en valeur l'épave du Marquis de Malauze, un des trois navires français coulés par la marine anglaise dans la baie des Chaleurs lors de la bataille de la Ristigouche, le 8 juillet 1760.

Un texte de Joane Bérubé

Au fil des ans, plusieurs projets ont vu le jour pour mettre en valeur l’épave du Marquis de Malauze, classé bien culturel depuis 1965. L’épave est entreposée depuis 1985 dans un hangar dans la réserve micmaque de Listuguj.

Depuis, l’épave du Machault a été en partie récupérée dans les années 1970. Elle constitue désormais la pièce maîtresse du Lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche, à Pointe-à-la-Croix, en Gaspésie.

Quant au Marquis de Malauze, il est resté, pendant plus de 150 ans, embourbé dans la vase du chenal de la Ristigouche. Il a été renfloué en 1939 par le père Pacifique, un Capucin, qui souhaitait créer un musée. La carène du navire ainsi que tout le fond du bateau ont été exposés de 1940 jusqu’à 1985 devant le monastère de Sainte-Anne-de-Ristigouche.

Le président de la Société historique Machault, Michel Goudreau, explique que son organisme veut d’abord lancer une campagne de sensibilisation à l’histoire du navire. Michel Gaudreau croit que les gens ne connaissent pas assez cette page de l’histoire du Québec. « Beaucoup ont oublié ou ne savent pas que cette épave existe », souligne-t-il.

Pourparlers avec les Micmacs

Des discussions sont en cours avec les Micmacs, propriétaires de l'épave.

Les Autochtones seraient en accord avec la démarche de la Société pour autant que leur point de vue sur cette période historique soit intégré dans la mise en valeur de l’épave. À l’époque, les Amérindiens de la région de Ristigouche ont combattu avec les Français et les Acadiens contre les Britanniques.

Par ailleurs, le hangar qui abrite le navire est situé sur un terrain convoité par l’organisation du Pow-Wow annuel de la communauté. « Ils veulent que le bateau soit déplacé, explique Michel Goudrreau, et tant qu’à le déplacer, il faudrait que le bateau soit mis en valeur, même dans un abri extérieur, pour que les gens puissent voir cet artefact important de notre histoire. »

Selon M. Gaudreau, Alain Franck du musée de la Mer à L’Islet, qui a effectué un relevé technique et une analyse architecturale de l’épave, estime que le Marquis de Malauze est très conservé. Le bateau de chêne noir aurait bien traversé les ans malgré le fait qu’il ait été conservé dans un abri extérieur pendant plus de 40 ans.

L’assemblée générale annuelle de l'organisme a eu lieu mercredi à Campbellton.Cliquer ici pour écouter l'entrevue de Michel Gaudreau de la Société du Machault à l'émission Au coeur du monde

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