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L'ex-bassiste des Colocs : 20 ans entre Bruxelles et Mont-Louis

En janvier 1996, le Belge André Vanderbiest immigre au Québec à l'invitation de Dédé Fortin qui en fait le nouveau bassiste des Colocs. Ils participeront ensemble à la création du mythique album du groupe, Dehors Novembre. L'autre Dédé des Colocs, qu'on appelle maintenant Vander vit aujourd'hui à Mont-Louis, en Gaspésie.

Un texte de Isabelle Lévesque

Voici un survol de ces 20 années, en 8 albums.

Dehors novembre - 1998

Les deux Dédé ont travaillé de très près pour la réalisation du 3e et dernier véritable album des Colocs avant la mort d'André Fortin. Installés à la campagne pendant un an et demi, ils se sont offert le luxe d'un travail lent, constitué d'expériences et de découvertes. Certains morceaux ont pu être repris près de 60 fois. « Des versions de Belzébuth, y'en a à pleuvoir! » dit Vander. Vendu à plus de 200 000 exemplaires, il demeure l'album le plus populaire du groupe.

Suite 2116 - 2001

Le 2116 fait référence à l'immeuble du boulevard Saint-Laurent où Dédé Fortin a fondé les Colocs au début des années 1990. Après sa mort, André Vander et le guitariste Mike Sawatzky ont scruté toutes les bandes, les enregistrements des spectacles, pour créer cet album posthume. Endeuillés, les deux membres restants du groupe ont voulu en faire sortir l'essence la plus lumineuse. André Vander affirme avoir travaillé sur ce projet comme un documentariste l'aurait fait. 

Vander et du beau monde - 2002

Le premier album solo d'André Vander. Pour lui, il s'agit d'une suite logique aux Colocs et aux Frères Brozeur, le groupe musical dont il a fait partie au début des années 1990 en Belgique. L'amoureux de reggae aime bien le jeu de mot « dub » dans l'expression québécoise « du beau monde ». Les frères Diouf, autrefois percussionnistes des Colocs, les membres encore inconnus des Loco Locass et Polo, le chanteur des Frères à ch'val, font partie de ce beau monde. Vander y retrouve également des amis musiciens de Belgique.

ReDub Chronique - 2003

En compagnie d'un camarade de longue date, Borza Ghomeshi, André Vander réalise un album reggae en français mettant de vedette des artistes Québécois. Richard Desjardins, Jim Corcoran, Marie-Jo Thério, Stefie Shock, Daniel Boucher, Martha Wainwright ainsi que Kate et Anna McGarrigle participent à l'aventure en offrant leurs textes et en y prêtant leurs voix. Vander s'en souvient comme d'« Un beau trip de studio »!

Mossman meets Vander - 2004

Exercice de style en compagnie du DJ producteur anglo-montréalais Mossman. Ils ont utilisé les méthodes et le matériel d'enregistrement des studios jamaïcains des années 1960. Encore ici, les collaborations sont nombreuses, avec des musiciens anglophones, francophones et jamaïcains.

Bass ma boom volume 1 - 2007

Au cours de l'année 2006, André Vander organise de nombreuses soirées où il invite différents artistes à l'accompagner sur scène pour des soirées dub à Montréal. Cet album en est le reflet. Vander collabore notamment avec le Kaly live dub, un groupe de la scène reggae qui tourne beaucoup en France.

La comète - 2009

André Vander a retrouvé par hasard cette chanson interprétée par Dédé Fortin sur une vieille cassette, quelques années après sa mort. Il a longtemps hésité avant de décider ce qu'il allait en faire. L'enregistrement a été conservé dans un coffre-fort pendant plus de 5 ans. Vander a senti que le moment était venu de le remettre à la famille Fortin quand la Fondation Dédé Fortin a été créée. Mike Sawatzky en a fait les arrangements.

French toast et peines perdues - 2011

Les influences reggae sont toujours là, mais Vander met ici son talent d'auteur en avant. La chanson prend la première place sur cet album. La sortie de French toast et peines perdues concorde avec la fin de l'aventure montréalaise de Vander et son arrivée en Gaspésie. La chanson Y'a pas que a remporté le prix de la chanson primée SOCAN au Festival en chanson de Petite-Vallée en 2011.

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