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L'histoire des Acadiens de la Gaspésie est reconnue

La Société historique Machault vient de recevoir le Certificat de mérite 2015 pour son travail de recherche et de mise en valeur de la Petite-Rochelle et de la Bataille de la Ristigouche, qui s'est déroulée en 1760.

Un texte de Pierre Cotton

C'est le Réseau acadien Histoire et patrimoine, qui regroupe une quarantaine de membres dans les maritimes, qui lui a remis ce prix le mois dernier à Moncton. La Société historique Machault, fondée en 1981 à Pointe-à-la-Croix, s'intéresse à la présence acadienne en Gaspésie.

D'ailleurs, quatre campagnes de fouilles archéologiques ont eu lieu sur le site du village disparu de la Petite-Rochelle de 2008 à 2010 grâce au soutien de Québec, explique le président de la Société, Michel Goudreau.

Non loin de là se trouve le Lieu historique national de la Bataille-de-la Ristigouche. Il a été ouvert en 1984 par le gouvernement canadien. Le musée expose des artéfacts de la flottille française et du bateau Le Machault, coulé en 1760. La Société Machault, elle, tente de faire rayonner l'histoire acadienne avec de modestes moyens.

Un des projets en cours est la rédaction d'un livre qui aura pour titre Les familles rebelles de la Petite-Rochelle. Elles ont pris part à la fameuse bataille de la Ristigouche durant laquelle des navires français ont été sabordés pour bloquer le passage aux Anglais.

Ces Acadiens rebelles sont aussi devenus des corsaires, dit Michel Goudreau : « il y a eu des lettres de Vaudreuil (commandant de troupes en Nouvelle-France) pour faire des courses en mer. Ils attaquaient les petits bateaux britanniques qui passaient au large de la Baie-des-Chaleurs. »

La Société historique Machault a aussi pour mission de faire rayonner l'histoire de chercheurs acadiens. Elle recevra cette semaine Maxime Arsenault, un ancien député-ministre du Parti québécois, qui a écrit un livre sur une de ses ancêtres, dame Théothis Bourgeois. « Elle a vécu à la Petite-Rochelle où se trouvaient environ 150 familles puis elle s'est mariée avec Pierre Arsenault, quelques semaines après la bataille de la Ristigouche » explique M. Goudreau. Elle fut capturée, emprisonnée puis exilée à Saint-Pierre-et-Miquelon à quelques encablures en goélette des Îles-de-la-Madeleine, là où est né leur descendant, Maxime Arsenault.

La Société historique Machault, qui gère un centre d'interprétation en été à Pointe-à-la-Croix, souhaite poursuivre les fouilles sur le site de la Petite-Rochelle en collaboration avec l'Université Laval.  Mais, le signal qu'envoie le ministère de la Culture et des Communications indique que « les coffres sont vides », déplore M. Goudreau. Il compte sur le 150e anniversaire de la Confédération canadienne en 2017 pour, peut-être, obtenir des fonds du gouvernement fédéral.

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