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L’histoire et la culture noires célébrées en février à Rimouski

Célébrations et commémorations teinteront tout le mois de février à Rimouski alors qu'Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent souligne de nouveau le Mois de l'histoire des Noirs.

Un texte de Laurence Gallant.

La programmation des activités du Mois de l’histoire des Noirs a été préparée par des étudiants de l'Université du Québec à Rimouski issus des communautés noires.

Comme l’indique le coordonnateur de l’évènement, Dimitri Torrent, le Mois de l’histoire des Noirs a pour objectif principal de rappeler certains faits et personnages de l’histoire qui ont souvent été mis de côté, voire oubliés.

Pour remettre l’histoire à sa place, pour remettre les valeurs, les qualités que les gens oublient, pour redonner du dynamisme aux autres cultures, à toutes les ethnies possibles.

Dimitri Torrent, coordonnateur du Mois de l’histoire des Noirs

Différents ateliers, conférences, diffusion de documentaires, soirées hommages et dansantes sont organisés pour la plupart à l’UQAR. Dimitri Torrent est un étudiant en psychosociologie originaire de la Guadeloupe, et assure la coordination du Mois de l'histoire des Noirs dans le cadre d'un stage avec l'organisme Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent.

Pour lui, il s’agit d’une occasion de plus de créer des liens entre les différentes communautés ethniques de Rimouski. Il affirme que des clichés autour des communautés noires ou afro-descendantes existent toujours. Pour lui, le racisme est intimement lié à l’ignorance.

Le racisme naît parce qu’il n’y a pas de contact, il n’y a pas de lien créé.

Dimitri Torrent, coordonnateur du Mois de l’histoire des Noirs

L’étudiant de 30 ans, qui est arrivé à Rimouski en 2011, a toujours considérer le Québec comme une communauté ouverte dans laquelle il n’a pas eu de mal à s’intégrer.

Une sensibilisation optimiste

Ce mois de commémoration rappelle également que plusieurs communautés noires vivent toujours dans l’oppression, mais Dimitri Torrent croit que l’effort pédagogique à développer dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs doit être positiviste.

Je pense que pour éviter un peu de désinformation, il faut faire un travail de bonne information dans la positivité, dans l’hommage aux valeurs et aux qualités, et non pas à l’oppression et à la victimisation.

Dimitri Torrent, coordonnateur du Mois de l’histoire des Noirs

Alors que la communauté mondiale est rivée sur les récents décrets de Donald Trump pour contrôler l’immigration, Dimitri Torrent a peu de craintes. Le nouveau président américain encouragera peut-être, indirectement, la mobilisation autour de la tolérance.

« On va devoir redoubler d’efforts pour que le message qu’on essaie de faire passer passe mieux », affirme-t-il.

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