Retour

L'industrie de la chasse s'adapte à la nouvelle clientèle

Le 3e Salon national chasse pêche de Rimouski s'amorce dans un contexte où la population de chasseurs vieillit au Québec. Ceux qui vivent de cette industrie doivent s'adapter pour plaire à la nouvelle clientèle. De plus en plus de couples et de familles s'intéressent aux voyages en plein air, mais pas nécessairement à la chasse.

L'île d'Anticosti est un paradis pour les chasseurs, mais même à cet endroit, la relève se fait peu nombreuse. Pour attirer de nouveaux clients, qui ont des attentes différentes des idées traditionnelles de la chasse, l'industrie est forcée de modifier son offre.

À la recherche de lieux sauvages

Les clients veulent de plus en plus voyager dans des endroits sauvages, peu importe s'ils chassent ou non.

Dans des rendez-vous comme le Salon chasse pêche, on va bien au-delà de la vente d'accessoires de chasse et des forfaits dans les pourvoiries québécoises. Par exemple, les safaris de chasse en Afrique deviennent des activités de vacances. 

« On a embarqué dans le safari photo et on s'est aperçus avec le temps, ça fait huit ans qu'on est dans le domaine, que la demande qui était 100 % de safaris de chasse est devenue 65 % de safaris photo », explique Jean-Marie Brousseau d'Aventures Express.

Popularité du tir à l'arc

Un autre sport intimement lié à la chasse, le tir à l'arc, est en hausse de popularité depuis quelques années, particulièrement chez les jeunes et chez les femmes.

John Ouellet observe aussi que ceux qui ont essayé l'arbalète se tournent peu à peu vers l'arc pour la chasse.

Depuis un peu plus de 10 ans, le nombre de membres du Club des archers de Rimouski est passé de 7 à 125, de quoi peut-être donner un peu d'espoir à ceux qui font la promotion de la chasse et de la pêche.

Le 3e Salon national chasse pêche de Rimouski se déroule à l'Hôtel Rimouski jusqu'à dimanche.

D'après un reportage de Louis Lahaye Roy

Plus d'articles

Commentaires