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L'Institut maritime France-Québec bientôt officialisé

L'entente qui officialisera la création d'un Institut maritime France-Québec à Rimouski sera entérinée ce vendredi. La ministre française de la Fonction publique était d'ailleurs de passage à Rimouski jeudi pour y visiter les établissements de recherche et d'enseignement liés au domaine maritime.

Le nouvel « Institut France-Québec pour la recherche et l'innovation maritime » vise à regrouper l'expertise de centaines de chercheurs de l'Hexagone et du Québec en sciences de la mer, en plus d'établir des collaborations scientifiques sur la gestion des ressources naturelles, l'érosion des berges et le transport maritime, entre autres.

Un budget de départ

La ministre Annick Girardin a indiqué que le budget de l'Institut sera de 2 à 3 millions de dollars sur trois ans, ce qui constitue un bon point de départ, selon elle.

« Je crois qu'il faut aussi apprécier le travail fait en très peu de mois par tous les gens impliqués, qu'ils soient du côté français ou québécois. Je veux leur dire merci. Montrons que, concrètement, nous sommes capables d'apporter des réponses, de monter certains projets et ensuite, peut-être que d'autre financement arrivera », a-t-elle laissé entendre. 

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour, a tenu le même discours. Il affirme que l'important est de se donner des moyens pour unir les efforts des chercheurs français et québécois.

« On peut faire de grandes choses avec de budgets réalistes. Il est question de belles sommes d'argent. Et ça ne nous a pas empêchés, à venir jusqu'à présent, d'avoir un dialogue constructif pour jeter les premières bases de cet Institut », a-t-il plaidé. 

Selon lui, cette recherche servira aussi à développer les économies des deux pays.

Le recteur de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) et le président de l'Université de Bretagne-Occidentale à Brest, en France, seront les deux responsables de l'Institut France-Québec pour la recherche et l'innovation maritime.

De passage à Rimouski, le président de l'université française, Matthieu Gallou, n'a pas caché son enthousiasme face à ce projet. Il estime que le nouvel Institut facilitera le développement de ce qu'il a appelé « une force de frappe en recherche maritime. »

« C'est de pouvoir lier les recherches fondamentales et appliquées aux besoins socio-économiques, aux questions des décideurs qui doivent prendre des décisions importantes pour notre planète, en terme de gestion du patrimoine marin », a-t-il souligné. 

Le recteur de l'UQAR, Jean-Pierre Ouellet, partage le même enthousiasme que son vis-à-vis français. Il estime que l'Institut permettra de développer des connaissances dans tous les domaines liés au secteur maritime.

« On le fera avec l'appui de l'ensemble des acteurs québécois. De façon à construire une capacité de recherche, mais aussi d'accéder à des financements importants à l'échelle internationale pour être en mesure d'avancer de façon significative », a-t-il déclaré. 

Rencontre entre les deux premiers ministres

Le premier ministre de la France Manuel Valls devait lui aussi se rendre à Rimouski, une visite qui était attendue avec intérêt par la ville, mais surtout par la communauté scientifique maritime de la région.

Cette visite ne s'est toutefois pas concrétisée puisque Manuel Valls est demeuré à Québec, où il signera formellement l'entente, avec son homologue québécois Philippe Couillard, afin de permettre la création du nouvel Institut France-Québec pour la recherche et l'innovation maritime.

D'après les informations de Denis Leduc

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