Retour

L'islamophobie, « un problème qui existait déjà »

Mehdi Amir, un ancien étudiant notamment de l'école secondaire Paul-Hubert, a donné une conférence sur l'islamophobie au Cégep de Rimouski, mercredi midi, dans le cadre des journées interculturelles internationales de l'institution. L'événement, prévu depuis des mois, a pris une signification particulière à la suite des attentats de Paris.

Un texte de Sébastien Desrosiers

Mehdi Amir ne s'étend pas sur les événements des derniers jours en France. Il comprend qu'il reçoive des questions à ce sujet, mais l'islamophobie est « un problème qui existait déjà », dit-il.

« Je veux discuter avec les jeunes, de ce qu'ils voient sur les réseaux sociaux, de ce qu'ils pensent de tout ça », précise-t-il.

L'homme de 25 ans d'origine algérienne, diplômé en sciences politiques et en relations internationales de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), demeure maintenant dans la métropole, où il dit observer le phénomène.

« J'ai beaucoup d'amis qui en sont victimes, surtout des femmes, déplore-t-il. Ce sont toujours des femmes qui sont victimes parce que, malheureusement, des femmes voilées, elles se font regarder... Il y a des cas aussi comme à Toronto, où une femme s'est fait insulter, s'est fait traiter de terroriste et tout. C'est très regrettable. »

Selon Mehdi Amir, la peur bloque la générosité quant à l'accueil de réfugiés syriens au Québec. « Il ne faut pas oublier que ce sont des victimes avant tout », dit-il.

« L'État islamique, ce sont des criminels avant tout, ce ne sont pas des musulmans. Ce sont des criminels qui utilisent l'islam pour justifier leur message », lance le conférencier de 25 ans. 

Par son discours, il espère empêcher les jeunes de faire des amalgames et de propager des discours haineux.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine