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L'issue de l'enquête sur les allégations d'agressions sexuelles à l'endroit de femmes autochtones fait réagir dans l'Est du Québec

D'après les informations de Charles Alexandre Tisseyre

Un deuxième policier a été arrêté dans le cadre de l’enquête. Il s’agit de Jean-Luc Vollant, un ancien agent des services policiers autochtones de Schefferville, qui réside dans la communauté innue de Maliotenam.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n'a toutefois porté aucune accusation contre six policiers de la Sûreté du Québec (SQ) de Val-d'Or.

Racisme systémique

La directrice générale du Centre d’amitié autochtone est d’avis que le dénouement de l’enquête reflète un problème profond dans la société, un racisme systémique envers les Autochtones.

Les centres d'amitié autochtone sont témoins du racisme systémique que l'on vit dans nos communautés, que vivent nos jeunes, nos gens, nos filles et nos familles. Nous avons le mandat de mieux comprendre cette cause-là, cette situation-là.

Maria-Louise Nanipou, directrice générale, Centre d'amitié autochtone de Sept-Îles

Le Conseil du statut de la femme réclame la tenue d'une enquête indépendante sur le racisme systémique envers les Autochtones.

Le système judiciaire mal adapté

Une intervenante du Centre d’aide contre les agressions sexuelles (CALACS) de Rimouski pense quant à elle que le système judiciaire est mal adapté à ce genre de cas.

Ce qu'on voit, c'est qu'après autant d'accusations, après tout le tollé des agressions sexuelles, toute cette situation des agressions sexuelles auprès des femmes autochtones, c'est repris. Il se passe rien. Ça enlève notre confiance justement envers le système judiciaire.

Pascale Parent, intervenante au CALACS de Rimouski

Elle ajoute que les victimes d’agressions sexuelles ont déjà de la difficulté à dénoncer de peur de ne pas être crues.

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