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L’itinérance vue par des étudiants de la Matapédia

Un groupe de neuf étudiants du Centre matapédien d'études collégiales (CMEC) partira dans un mois à Montréal pour mieux comprendre le phénomène d'itinérance.

Un texte de Joane Bérubé

Pendant une semaine, les jeunes visiteront divers organismes et discuteront avec des travailleurs qui interviennent autour de cette problématique sociale.

Linda Paquin, enseignante en psychologie et coordonnatrice du projet de stage, explique qu’il s’agit d’un projet de fin d’études des étudiants du programme de sciences humaines du CMEC. Comme il s’agit d’une petite cohorte, poursuit Mme Paquin, cela nous permet de réaliser un projet collectif et de vivre une expérience de terrain. « Ce sont les étudiants qui ont fait le choix de l’itinérance », précise l’enseignante.

Une première cohorte avait fait le même choix l’an dernier, ce qui, d’après Linda Paquin, avait permis aux jeunes de constater que la région était aussi touchée par le problème. « Ç’a amené les étudiants à avoir une autre compréhension et une autre vision de l’itinérance parce que des fois on pense que c’est seulement les régions urbaines qui vivent ça », commente Mme Paquin.

Comme il existe peu de ressources pour les itinérants dans la région, ils sont par la suite davantage sensibilisés à des actions qu’ils peuvent entreprendre avec des organismes comme Moisson Vallée, fait valoir l’enseignante.

Cette année, les neuf finissants ont choisi de s’intéresser plus particulièrement aux jeunes itinérants. Ils se pencheront aussi sur l’aspect judiciaire de l’itinérance. « On essaie de couvrir l’itinérance sous divers aspects », précise Mme Paquin.

Lors de son stage, chaque étudiant s’attardera à un thème plus spécifique comme les droits des itinérants, la toxicomanie, la santé mentale, qu’il aura au préalable déterminé.

Les jeunes travaillent depuis septembre dernier à l’organisation de ce stage.

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