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L'UPA veut que chaque MRC ait son travailleur de rang

L'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent souhaite que les agriculteurs puissent avoir accès plus facilement à de l'aide psychologique. Pour ce faire, le syndicat voudrait embaucher un travailleur de rang dans chaque MRC de son territoire.

Un texte de Julie Tremblay

Depuis 2013, dans la Matapédia, une travailleuse de rang se déplace sur le territoire pour rencontrer les agriculteurs et leur offir son aide. Ce projet-pilote de trois ans, qui a été reconduit cet année, pourrait s'étendre éventuellement à tout le territoire du Bas-Saint-Laurent.

Selon le président de l'UPA, Gilbert Marquis, bon nombre d'agriculteurs ont besoin d'aide psychologique mais n'entament pas de démarches pour se faire aider. Il croit que si une personne se déplace chez eux pour les écouter, cela fera toute la différence.

L'UPA ne sait toutefois pas comment financer ce projet pour l'instant. Plusieurs partenaires pourraient être invités à contribuer, notamment les MRC. Au Témiscouata, la préfète Guylaine Sirois se dit très sensible aux problèmes psychologiques vécus par les agriculteurs. Elle ne ferme pas la porte à participer financièrement au projet :

Des sentinelles pour les agriculteurs

En attendant de pouvoir embaucher des travailleurs de rang, l'UPA souhaite élargir son réseau de sentinelles, de façon à ce que les personnes qui travaillent de près ou de loin avec les agriculteurs puissent identifier ceux qui ont besoin d'aide psychologique. Pour ce faire, le syndicat compte donner une formation à une centaine de personnes cette année.

Un plan d'action pour améliorer la santé psychologique des agriculteurs doit d'ailleurs être présenté aux membres de l'UPA Bas-Saint-Laurent au début du mois d'octobre.

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