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L'UQAR se dit bien outillée pour intervenir en cas d'agression ou de harcèlement sexuel

La direction de l'Université du Québec à Rimouski se dit bien préparée à intervenir pour des cas d'agression ou de harcèlement sexuel. Un protocole est aussi en place pour prévenir les comportements répréhensibles ou pour la planification des activités d'initiation.

Un texte de Brigitte Dubé avec la collaboration de Denis Leduc

Selon Bernard Ouellet, directeur des Services aux étudiants, le seul cas d'agression sexuelle connu est survenu il y a une dizaine d'années. L'affaire s'est conclue devant les tribunaux par la condamnation de l'agresseur.

Cependant, la direction doit intervenir au moins à une ou deux reprises chaque année pour des cas de harcèlement sexuel. M. Ouellet dit ne pas avoir observé de progression du nombre de ces phénomènes.

Selon M. Ouellet, le fait que l'UQAR soit une petite université où les gens se connaissent peut aider à limiter les cas d'agression ou de harcèlement.

M. Ouellet ajoute qu'il existe une politique visant les initiations depuis août 2005. « Des gens s'impliquent dans les partys et les initiations. On voulait éviter les dérapages et s'assurer du respect des personnes aux plan physique et moral, que la participation aux activités est volontaire, sans aucune pression. On voulait aussi s'assurer que la consommation est responsable, de ne laisser aucune personne prendre le volant si elle n'est pas en état de le faire. »

Du travail d'éducation à faire

Marie-Ève Lajeunesse Mousseau, vice-présidente aux affaires académiques du 1er cycle à l'Association générale étudiante du campus de Rimouski de l'UQAR (AGECAR), confirme qu'aucun autre cas d'agression n'a été porté à l'attention de l'Association récemment.

Marie-Ève Lajeunesse Mousseau reconnaît toutefois que la direction et les Services aux étudiants « sont sensibles et honnêtes dans leur volonté de bien gérer les choses, même si le système n'est pas idéal ».

Néanmoins, ajoute-t-elle, le problème demeure une réalité partout et l'UQAR n'en est pas exemptée du seul fait qu'il s'agit d'une petite université.

« L' AGECAR s'investit et il faudra faire encore plus de travail du côté de la prévention et de la sensibilisation au sujet du consentement, mentionne-t-elle. Un véritable consentement, ce n'est pas seulement de ne pas dire non. C'est de dire oui, clairement. Elle faut aussi expliquer la différence entre une simple blague et du harcèlement. »

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