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La Basse-Côte-Nord séduit la Commission de toponymie

Si les noms Île de la Campe de Bom-Thomas, Îles des Lumières du Lac à Charles, Les Écores Blanches et La Rigouèche chantent à vos oreilles, vous n'êtes pas les seuls. Ils ont aussi charmé la Commission de toponymie du Québec qui a choisi ces quatre toponymes parmi ses coups de cœur de l'année.

Un texte d'Evelyne Côté

Ces noms de lieux s'illustrent par leur valeur poétique, leur euphonie et leur originalité. Selon la Commission de toponymie, ils reflètent le patrimoine culturel de la Basse-Côte-Nord.

Ils ont été sélectionnés parmi 1500 toponymes au Québec.

L'Île de la Campe de Bom-Thomas évoque une île entre les villages de Tête-à-la-Baleine et de Mutton Bay, où aurait habité un dénommé Thomas. « Campe » désigne une cabane et « Bom » est utilisé dans la région comme un diminutif de bonhomme.

Les Îles des Lumières du Lac à Charles sont, quant à elles, localisées au sud de Tête-à-la-Baleine où des lumières servent à guider les bateaux voguant sur le Saint-Laurent.

L'appellation Les Écores Blanches a aussi séduit le jury de la Commission de toponymie. Elle désigne une partie de la rivière du Petit Mécatina où des écores, des escarpements de roches blanchâtres, surplombent la rive est du cours d'eau.

Quant à La Rigouèche, il s'agit d'une tourbière située dans une cuvette, dont les parois atteignent une hauteur de 30 mètres, sur l'île du Petit Mécatina, entre Harrington Harbour et Tête-à-la-Baleine.

Le terme « rigouèche », aux racines micmaques, est utilisé en Acadie, en particulier dans la région de Chéticamp, en Nouvelle-Écosse. Il signifie « vallée » ou « ravin » dans cette région et en anglais, « rigwash » désigne une entaille profonde et creuse sur un versant.

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