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La berce du Caucase arrivée dans la Baie-des-Chaleurs?

La berce du Caucase serait installée dans la Baie-des-Chaleurs. Un résident de New Richmond, Bobby Caissy, en est persuadé. Il dit avoir été brûlé au troisième degré par la sève de cette plante toxique.

Il est entré en contact avec ce qu'il identifie comme la berce du Caucase sur un terrain en bordure de mer à Carleton-sur-Mer.

Comme les brûlures s'activent au contact du soleil, il doit constamment protéger ses bras et ses jambes. « À l'hôpital, on m'a prescrit des crèmes et des antibiotiques à prendre pendant 7 jours. Je suis obligé de me crémer et de me couvrir. Plus longtemps vous restez au soleil plus la brûlure devient importante. »

Selon M. Caissy, plusieurs personnes se sont présentées à l'urgence pour le même problème. « À la pharmacie, dit-il, ils ont manqué de crème pour ce genre de brûlure », assure-t-il.

Beaucoup de cas de brûlures à la pharmacie

Sans pouvoir chiffrer précisément, le pharmacien Jean-François Richard confirme que beaucoup de personnes se sont présentées à Carleton-sur-Mer avec des brûlures semblables à celles causées par la berce du Caucase.

« Je ne peux vous assurer que c'est bien ça, mais ça ressemble vraiment. Des collègues de New Richmond m'ont dit avoir constaté la même chose et on voit beaucoup de témoignages sur les réseaux sociaux. Plusieurs constatent avoir vu la berce près de leur maison. »

La Berce du Caucase a été importée de la Russie dans les années 80 pour ses qualités ornementales. Elle peut atteindre de grandes dimensions, jusqu'à 3 mètres.

Plutôt rare dans la région

Ailleurs au Québec, la Ville de Lévis a dû éradiquer 15 000 plants au coût 50 000 dollars et ce n'est pas fini. Peu de cas ont été rapportés jusqu'ici à Carleton-sur-Mer.

« On n'a pas pris de mesures préventives pour exterminer ça parce que, souvent, ces plantes indigènes là sont sur des terrains privés. », indique le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry.

À la direction de la santé publique, on affirme que la berce du Caucase est plutôt rare dans la région, contrairement au panais sauvage qui a les mêmes effets.

La docteure Ariane Courville, adjointe au directeur de la santé publique du Centre intégré de services sociaux et de santé Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine, ne peut confirmer ou infirmer l'information. « Nous n'avons pas accès à des statistiques sur le nombre de patients qui auraient pu s'être présentés dans les hôpitaux avec des problèmes cutanés provoqués par cette plante. S'il y a des cas de brûlures, on ne peut savoir avec exactitude s'il s'agit bien de la berce du Caucase. 

Mme Courville rappelle que, dans le doute, il faut être prudent et bien se couvrir quand on circule dans des endroits où l'on est susceptible d'en voir. Si on pense avoir été en contact avec la sève de cette plante, il faut l'éponger sur la peau, pas l'essuyer, ce qui la répandrait sur la peau. Il faut laver avec de l'eau et du savon puis changer rapidement de vêtements.

Par ailleurs, sur une carte du ministère de l'Environnement, on ne montre pas la présence signalée de cette plante en Gaspésie. 

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