Retour

La campagne électorale : que du « prédigéré » dans les médias?

Selon le président d'Influence Communication, Jean-François Dumas, l'analyse, les sondages et l'aspect spectacle ont trop souvent occupé l'avant-scène de la campagne électorale. En outre, il estime que les régions ont été complètement évacuées de la campagne.

Un texte de Brigitte Dubé

D'après une entrevue réalisée par Yves Larouche, à l'émission Bon pied, bonne heure.

M. Dumas déplore le fait que la plupart des gens ne vivent la politique que par procuration, via les médias. « Ils ne vont pas voir les plateformes électorales et n'assistent pas aux assemblées politiques », remarque-t-il.

Les régions au 25e rang des priorités

Selon le bilan de Jean-François Dumas, au palmarès des thèmes dominants, la catégorie « régions » arrive au 25e rang des priorités.

Campagne atypique

Pour ce spécialiste, la campagne a ressemblé « malheureusement trop souvent à une émission de téléréalité plus qu'à un débat d'enjeux. Et parce qu'on accuse trop souvent les chefs d'utiliser la langue de bois, leurs propos n'ont pas été très rapportés ».

Paradoxalement, le parti le plus médiatisé n'a pas été celui qui a été élu. « C'est la première fois qu'on voit ça depuis le début des années 2000 », relève-t-il.

M. Dumas estime que la campagne n'a atteint son rythme de croisière qu'au cours de la dernière semaine. « Ça a donné une campagne vraiment particulière », constate-t-il. Au lieu de faire croître notre intérêt, ça ne cessait pas de diminuer, de sorte que ça a donné une campagne très atypique. »

L'analyste admet que la plupart des médias avaient moins de budget pour suivre les candidats et que, au Québec, tous les sujets politiques liés au fédéral occupent moins de place que ceux du provincial.

 

Plus d'articles

Commentaires