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La capacité d'adaptation des méduses pourrait mettre en danger d'autres espèces

Une équipe de l'UQAR vient de publier les résultats d'une recherche qui suggèrent que les méduses vont modifier considérablement le fonctionnement des écosystèmes des océans dans le contexte de leur acidification. L'article est publié dans la revue Global Change Biology.

L'équipe de chercheurs s'est intéressée aux méduses parce qu'elles sont reconnues pour leur capacité d’adaptation aux changements climatiques et en particulier à l’acidification, contrairement aux crustacés, qui y sont plus sensibles, a précisé le professeur en biologie marine du Département de biologie, chimie et géographie de l’UQAR, Piero Calosi.

« On avait l’hypothèse que dans un contexte de compétition entre les méduses comme prédateurs et les petites proies comme les crevettes et autres crustacés, les méduses pourraient avoir un avantage majeur dans ce contexte de changement », a expliqué Piero Calosi en entrevue à l’émission Bonjour la Côte.

L’étude confirme cette hypothèse. « Les méduses profitent de leur bonne santé en conditions de changements d’acidification et de la condition un peu léthargique de certains crustacés dans ces conditions et donc les méduses mangent plus que d’habitude », souligne Piero Calosi.

Dans l’étude réalisée en bassin avec des conditions contrôlées, les méduses ont mangé 30 % plus que dans les conditions normales.

Si les méduses mangent plus de larves de plusieurs espèces, dont des larves de homards, cela pourrait avoir un impact important sur ces espèces.

Responsabilité de tous

Tous les gestes pour réduire la production de gaz à effet de serre, par exemple remplacer sa voiture à essence pour une voiture électrique, peuvent aider à ralentir l’acidification des océans, selon Piero Calosi.

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