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La cinéaste Johanne Fournier fait des images... dans un livre

« Tout doit partir avec le temps. Les êtres chers comme les amours, les illusions comme les objets. » C'est pour cette raison que Johanne Fournier a choisi Tout doit partir comme titre pour son premier roman, publié ce printemps chez Leméac.

Une chronique de Julie Tremblay

Dans ce premier livre, l'auteure raconte à la fois le deuil de son père et celui de réaliser un film sur son père. À la place d'un film, c'est plutôt ce livre qui s'est bâti, en collant des fragments des carnets de l'auteure.

Johanne Fournier y raconte le drame de perdre un parent, de devenir « de vieux enfants de 50 ans presque orphelins » et aussi celui vécu par les aînés qui vieillissent dans un corps qui dépérit irrémédiablement :

Ce naufrage, c'est aussi celui des régions souvent ignorées par les villes, dit l'auteure, celui d'une Gaspésie qui « existe quand le crabe arrive, quand c'est l'été, mais [qui], autrement, n'existe pas. »

Dans son roman, l'auteure interpelle même le Conseil du patronat qui voulait fermer les régions et plaide en faveur des bords de mer et des montagnes sans éoliennes :

Tout doit partir est le premier roman de la cinéaste. Y en aura-t-il d'autres? « Je ne sais pas, je me laisse porter », dit l'auteure matanaise.

Johanne Fournier, Tout doit partir, Montréal, Leméac, 2017, 76 pages.

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