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La cocaïne, un fléau chez les jeunes de la Côte-Nord

La consommation de drogues chez les jeunes a baissé sur la Côte-Nord, selon les dernières données du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord (CISSS). Toutefois, la consommation de cocaïne chez les 15-24 ans est presque deux fois plus élevée que dans le reste du Québec.

Un texte d’Alix-Anne Turcotti

Une personne a accepté de nous parler de son expérience sous le couvert de l'anonymat. Celle-ci a consommé de la drogue dès l’âge de 11 ans, influencée par des amis plus âgés.

« À l'école secondaire, c'est gros, c'est impressionnant. Tu te ramasses avec des gens que tu n'as jamais vus, tu n’as jamais connus et tu essaies de te faire des chums, une gang de chums et une chose en entraîne une autre... c'est ça », a-t-elle expliqué.

Selon elle, il est très facile de se procurer des drogues dures.

Ça fait des années que je ne consomme plus. Tu me donnes 15 minutes, il faut juste connaître les bonnes personnes.

Témoignage anonyme

Notre témoin a du mal à croire que les jeunes consomment moins.

« Tu dis qu'il y en a moins, moi je ne pense pas, je pense que c'est beaucoup plus caché. Aujourd'hui, c'est la poudre, c'est la coke qui est vraiment beaucoup plus répandue. Je ne connais pas beaucoup de jeunes qui ne consomment pas. Tu vas dans les bars, tout le monde fait de la poudre », a-t-elle rapporté.

Prévention

Depuis cinq ans, d'importants programmes de prévention ont été mis en place pour freiner la consommation de drogue chez les plus jeunes, explique l’intervenante en dépendance au CISSS, Lisa Simard.

Il y a d’importants programmes de dépistage qui ont été mis en place. On a des programmes dans les écoles, on a du service pour les familles

Lisa Simard, intervenante en dépendance

La situation était préoccupante en 2011, la moitié des jeunes du secondaire admettaient avoir consommé des substances illicites.

Lisa Simard estime que le facteur économique est l’une des hypothèses qui explique la forte consommation de cocaïne dans la région.

« Les jeunes en 2014, l'économie était intéressante. Il y avait beaucoup de jeunes qui travaillaient et comme on sait que la cocaïne c'est une substance qui est dispendieuse, il y a peut-être une hypothèse qui va dans ce sens-là », précise-t-elle.

Selon notre témoin anonyme, les jeunes qui veulent vivre leur expérience n'ont que faire des programmes de prévention, mais aujourd'hui, cette personne s'estime chanceuse d'être sortie de sa dépendance sans avoir gardé de séquelle.

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