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La Côte-Nord inquiète du déclenchement d'une grève des officiers du Bella Desgagnés

Des élus de la Côte-Nord et des représentants de l'industrie touristique redoutent les effets du déclenchement d'une grève illimitée des officiers de navigation du Bella Desgagnés. Neuf employés de Relais Nordik pourraient débrayer à compter de lundi, à 23 h 59, s'il n'y a pas d'entente entre la compagnie et leur syndicat.

Le maire de L'Île-d'Anticosti, John Pineault, estime que les services essentiels prévus par le Syndicat des métallos sont insuffisants. Seules les denrées alimentaires, certaines marchandises et les personnes ayant un rendez-vous médical pourront être transportées à bord du navire qui ravitaille les villages de la Moyenne et de la Basse-Côte-Nord. 

Le maire de Blanc-Sablon, Armand Joncas, est du même avis. Il croit que les personnes qui ont prévu les services essentiels ne connaissent pas la région. 

Les marchandises seront acheminées normalement pour les semaines du 6 et du 20 juin à Port-Menier, La Romaine, Harrington Harbour, Tête-à-la-Baleine, La Tabatière, Saint-Augustin et Blanc-Sablon.

Il n'y aura qu'une desserte par semaine pour les marchandises à partir de Rimouski, dont un arrêt prévu à Sept-Îles et à Blanc-Sablon aux deux semaines.

L'industrie touristique sur ses gardes

La directrice générale de Tourisme Côte-Nord Duplessis, Marie-Soleil Vigneault, affirme que la clientèle qui monte à bord du Bella Desgagnés pour visiter la Basse-Côte-Nord représente un apport non négligeable à l'économie régionale.

La compagnie Relais Nordik a demandé un sursis au déclenchement de la grève devant la Cour supérieure lundi après-midi. La ministre du travail, Dominique Vien, a nommé un conciliateur, Jean-Luc Deschênes, pour tenter de rapprocher la direction du Relais Nordik et le syndicat des Métallos.

D'après les informations de Charles-Alexandre Tisseyre

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