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La crevette de roche sous la loupe des chercheurs

Des chercheurs du Centre d'innovation de l'aquaculture et des pêches du Québec s'intéressent à la crevette de roche de la Côte-Nord, un crustacé méconnu souvent capturé par accident.

Un texte de Charles Alexandre Tisseyre

Elle est considérée par certains comme la langoustine nord-côtière. Plus grande que la crevette nordique, la crevette de roche se cache au fond des eaux du Saint-Laurent.

Le centre Mérinov mène un projet de recherche afin d'étudier la possibilité d'une potentielle exploitation d'appoint.

Vérifier le potentiel

La crevette de roche attire aussi les pêcheurs de la Côte-Nord, tout comme les consommateurs qui y ont goûté à la suite d'une séance de dégustation, selon le chargé de projet au centre Mérinov, Mathieu Morin. « Ce serait un nouveau marché », dit-il.

Dans ses recherches, le centre Mérinov collabore avec l'Institut des sciences de la mer de Rimouski, qui cible les meilleurs lieux de pêche.

La prochaine étape : trouver des casiers qui seraient les mieux adaptés à ce type de pêche. L'évaluation sera faite à l'Institut Maurice-Lamontagne.

Préserver l'écosystème

S'ils évaluent le potentiel commercial d'une pêche de crevette de roche, les chercheurs de Mérinov veulent avant tout vérifier la résilience de l'espèce. « On ne veut pas perturber l'écosystème », dit Mathieu Morin.

Les chercheurs privilégieraient ainsi une pêche avec casier, plutôt qu'à la drague. « Ça va moins endommager le fond », explique Mathieu Morin.

Des tests en mer pourraient avoir lieu au cours de la prochaine saison de pêche.

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