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La direction de la Santé publique de la Gaspésie en faveur de la légalisation du cannabis

Même si elle estime que la consommation de cannabis peut entraîner des problèmes de santé, la direction de la Santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine se dit en faveur de la légalisation de cette drogue.

Un texte de Brigitte Dubé

D'après une entrevue réalisée par Marie-Josée Paquette Comeau, à l'émission « Au coeur du monde »

Le directeur, Yves Bonnier-Viger, s’empresse de préciser que cette position est partagée par l’ensemble des directions de la Santé publique du Québec.

Les directions régionales n’ont pas encore statué officiellement sur la question, mais leur position s’appuie sur le fait que la criminalisation crée plus de problèmes qu’elle n’en solutionne.

Yves Bonnier-Viger, directeur de la Santé publique Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine

M. Bonnier-Viger indique que la légalisation permettrait de mener des campagnes d’éducation et de sensibilisation, comme c’est le cas pour le tabac et l’alcool.

Il rappelle que d’ici à ce que le gouvernement fédéral dépose son projet de loi, soit au printemps 2017, le gouvernement du Québec doit énoncer une proposition d’encadrement. Un rapport a été déposé à la suite de consultations.

Le docteur Bonnier-Viger mentionne que la Santé publique du Québec a émis des recommandations, dont celle de créer une instance gouvernementale pour gérer la production, la distribution et la consommation de la marijuana.

À lire aussi : Marijuana: les visages de la législation

« La profession médicale qui s’intéresse à la santé publique a depuis longtemps prôné une politique de réduction des méfaits », rappelle le directeur.

Il faut reconnaître le problème et agir pour protéger le public. La légalisation donne la chance d’ajouter une réglementation et un encadrement plus intéressant, ce qu’on ne peut faire tant que la substance est illégale.

Yves Bonnier-Viger, directeur de la Santé publique Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine

Par exemple, les directions de santé publique veulent s’assurer que les jeunes n’y aient pas accès, comme c’est le cas pour la cigarette et l’alcool, et que la production se fasse dans des conditions bien réglementées.

« Comme pour l’alcool et le tabac, on est face à des substances qui procurent un certain plaisir, mais qui entraînent des problèmes de santé, mentionne le médecin. On adopterait donc une approche de santé plutôt que de commercialisation. On pourrait rejoindre les gens qui consomment pour les amener à le faire le moins possible. »

La criminalisation du cannabis est en vigueur depuis 1923 au Canada, qui se classe parmi les pays développés ayant un nombre d’utilisateurs les plus élevés au monde, selon le Rapport mondial sur les drogues des Nations-Unies publié en 2015.

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