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La direction du Cégep de Rimouski défend sa réforme des services adaptés

Malgré un investissement additionnel du gouvernement, le Cégep de Rimouski a réformé ses services destinés aux jeunes en difficulté. Or, selon des sources, la réforme serait chaotique et laisserait tomber au passage plusieurs jeunes en difficultés.

Quinze emplois contractuels ont été remplacés par une demi-douzaine d'employés syndiqués. La moitié des personnes qui occupaient ces postes étaient déjà des professeurs syndiqués à temps partiel. L'autre moitié des employés étaient des enseignants retraités.

Le Cégep de Rimouski a changé le fonctionnement de services adaptés. La moitié les enseignants retraités ont été remerciés. Les autres employés vont recevoir un montant forfaitaire pour leurs services.

Depuis quelques années, les demandes pour les services adaptés ont explosé dans les cégeps. Devant le phénomène, le gouvernement a décidé d'augmenter les fonds pour ces services dans tous les cégeps du Québec. Pour celui de Rimouski, il a investi un budget supplémentaire d'un peu moins de 400 000 $ sur deux ans.

Le gouvernement a accepté de créer une enveloppe spéciale, à condition que les montants attribués servent aux services adaptés et à rémunérer des enseignants.

Le directeur général du Cégep de Rimouski, François Dornier croit que ces changements seront positifs à long terme pour les étudiants.

Or, diverses sources indiquent que la transition est chaotique. Selon certains, des jeunes sont laissés sans service et ils craignent que plusieurs abandonnent leurs études.

La direction du cégep reconnait qu'il existe quelques déficiences dans l'offre de service.

La direction laisse entendre qu'il y a un enjeu syndical dans ce dossier qui découle de la dernière négociation de convention collective.

De son côté, le Syndicat des professeurs réfute cette allégation. Il dit plutôt craindre un détournement de fonds des services adaptés pour éponger le déficit du Cégep, ce que nie vigoureusement la direction du Cégep.

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