Trente-cinq étudiants du Cégep de Matane ont présenté, jeudi soir, leurs projets de fin d'études lors de la présentation publique des finissants du programme Technique d'intégration multimédia du Cégep de Matane.

En tout, sept projets ont été présentés. L’objectif du cours intensif de sept semaines était de créer un projet original et innovant faisant appel aux nouvelles technologies.

Les étudiants ont été invités à toucher à plusieurs aspects du multimédia, c'est-à-dire autant la programmation que le design, la photographie, le montage vidéo et audio, la bande dessinée et le dessin.

Quelques équipes ont opté pour des technologies telles que le casque de réalité virtuelle et la technologie de captation de mouvement que l’on appelle « leap motion ».

Plusieurs projets ont pour trame de fond la fin du monde, la mort et l’apocalypse. L’enseignant au programme Technologie d’intégration multimédia, Marc Tremblay, estime que la cohorte 2017 déborde de créativité.

[La cuvée 2017 a] un fond de catastrophe, mais il y a par dessus quelque chose qui émerge, la vie continue quand même. Ça, c’est intéressant, il y a de l’espoir autrement dit.

Marc Tremblay, enseignant en Technologie d'intégration multimédia au Cégep de Matane

Les finissants ont abordé des thèmes tels que la « reconquête de la liberté, du savoir et du contact avec l’autre », explique l’enseignant.

Les étudiants se sont divisé les tâches au sein de l’équipe selon leur profil de programmeur, designer, gestionnaire de projet ou intégrateur Web.

Amandine Remy et son équipe ont conçu le jeu « Géoludo », un jeu de connaissance ludique qui utilise un casque de réalité virtuelle pour répondre aux questions en touchant une partie de la planète terre que l’on voit en 3D.

Marie Gimer a été intégratrice Web du jeu futuriste « Run » où les robots dominent le monde. L’histoire repose sur un robot atteint d’un virus qui constate sa réalité et tente de s’enfuir. Le jeu consiste à empêcher le robot de fuir. Le jeu peut se jouer seul ou à quatre.

Selon Marie Gimer, les plus gros défis ont été de choisir le jeu et de se répartir les tâches. Aussi, elle mentionne l’échéancier très court de sept semaines qui représentait également son lot de soucis.

Bien respecter l’échéancier parce que dès qu’une tâche est faite, il faut qu’on commence sur une autre sinon on se met en retard.

Marie Gimer, finissante au Cégep de Matane

L’équipe « Chaud patate » a décidé de s’inspirer du jeu de la patate chaude. Une pomme de terre péruvienne se fait expédier au Canada. Les joueurs personnifient des cuisiniers qui tentent de faire cuire « Miquiz », la patate péruvienne, qui s’échappe des casseroles.

Un des membres de l’équipe, Florent Lafaiteur, explique que le jeu « Miquiz's adventures » est accessible à tous.

On est resté dans un univers assez comique parce que c’est une histoire pas très sérieuse.

Florent Lafaiteur, finissant au Cégep de Matane

Le finissant justifie l’univers visuel « enfantin et cartounesque » de « Miquiz's adventures » par la légèreté du sujet.

Certains projets font appel à des technologies qui peuvent inciter des employeurs ou des chercheurs à venir recruter les finissants, indique l’enseignant Marc Tremblay.

Sans vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, l’enseignant demeure optimiste pour la cohorte 2017.

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