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La Gaspésie comme on ne l'a jamais vue, grâce aux drones

À Maria, en Gaspésie, l'entreprise Hovercam UAV exploite au maximum le potentiel des drones, ces petits appareils téléguidés qui survolent le territoire. Que ce soit pour faire découvrir des paysages à couper le souffle, dénombrer un troupeau de phoques ou pour étudier un espace forestier, ils contribuent à faire connaître la Gaspésie comme on ne l'a jamais vue.

Un texte de Brigitte Dubé

Au-delà de la curiosité humaine, de la guerre et de l'espionnage, ils ont d'innombrables applications pratiques. Le domaine est en pleine explosion.

Hovercam est une entreprise en recherche et développement en pleine expansion dont le siège social se trouve à Dolbeau, au Lac Saint-Jean.

Fabrice Cheseaux mentionne, entre autres, la réalisation de cartographie à basse altitude pour une compagnie de gestion forestière. Le drone permet aux propriétaires de lots forestiers de mieux gérer leur domaine et faire le suivi de coupes beaucoup plus efficacement.

Première inspection nord-américaine d'éoliennes

Hovercam a réalisé la première inspection nord-américaine d'éoliennes avec des photos prises à 5m de la pale. Le drone a un système de sécurité au laser qui élimine les risques de collision.

Les drones ont aussi d'autres applications comme l'estimation du volume d'une carrière. « On a pris deux images, une en mai et une en septembre et on a comparé les photos. On peut vraiment voir exactement le volume prélevé », signale Fabrice Cheseaux.

Hovercam a aussi capté des images du parc Forillon pour la BBC, National Geographic et TV5 Monde.

Vivement, une réglementation plus sévère

M. Cheseaux ajoute qu'un drone de 2 kilos qui tombe de 100m peut facilement tuer quelqu'un.

Piloter un drone ou un avion de ligne, même combat

L'utilisation de drones va créer de l'emploi en Gaspésie parce que les contrats affluent. La compagnie n'arrive pas à donner suite à toutes les demandes.

« Piloter un drone pour des opérations professionnelles demande une formation de base, mais la formation que nous donnons est très poussée », affirme M. Cheseaux. « La technologie des appareils est tellement complexe qu'elle équivaut à piloter un avion de ligne. »

D'après un reportage d'Isabelle Larose, à l'émission Au coeur du monde

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